Volta à Terra

Un film de Joao Pedro Placido

Volta à Terra

Un film de Joao Pedro Placido

Portugal - 2015 - 78 min

À Uz, hameau montagnard du nord du Portugal vidé par l'immigration, subsistent quelques dizaines de paysans. Alors que la communauté se rassemble autour des traditionnelles fêtes d'août, le jeune berger Daniel rêve d'amour. Mais l'immuable cycle des 4 saisons et les travaux des champs reprennent vite le dessus...



Avec :
Daniel Xavier Pereira , António Guimarães et Daniela Barroso

EN SALLE

Sorti le 30 mars 2016

En salle

À propos de Volta à Terra

Volta a terra pourrait être un hymne nostalgique au Portugal rural, il n'en est rien. 


Ce premier film documentaire de João Pedro Plácido est un geste fort qui rayonne d'une beauté visuelle sidérante, une œuvre magique, hypnotique. Par-delà la rudesse des rapports, la dureté des mots, se dessine le portrait de Daniel, jeune paysan destiné à reprendre la lourde succession de la ferme familiale. Un adolescent entre deux âges, qui quitte la rive insouciante de l'enfance pour se construire en tant qu'homme responsable. Les gestes du quotidien, le rapport aux saisons, à la nature, aux animaux, le courage de ces derniers des Mohicans nous touchent droit au cœur. Dans la solitude montagnarde se dessine une épopée universelle en quête du bonheur, moments fragiles d'une rencontre lumineuse, mais bonheur éphémère malgré tout. La caméra virevolte autour des corps et des animaux, capture la lumière intérieure de cette communauté isolée qui lutte pour vivre et qui s'inquiète pour sa pérennité. Un véritable hymne d'amour cinématographique à la paysannerie d'aujourd'hui et un questionnement sur notre monde en pleine mutation. On adore.



Jean-Louis Gonnet

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Cinéaste


Pascal Tessaud

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

À propos de Volta à Terra

Loin des destinations touristiques, João Pedro Plácido nous emmène à Uz, au nord du Portugal, au sein d'une communauté villageoise de 50 âmes qui vivent d'une agriculture de subsistance. Parmi elles, deux figures : Antonio, un des doyens, qui disserte sur l'économie européenne en triant ses patates et Daniel, jeune vacher de 21 ans, « destiné » à être paysan depuis l'adolescence. Dans des paysages merveilleusement saisis par la caméra de João Pedro Plácido, nous participons, au rythme des saisons, aux travaux réalisés en commun : vider les étables, tuer le cochon, tondre les brebis, planter les pommes de terre … Un documentaire sur le monde rural portugais, cela pourrait ne pas faire rêver. Mais la beauté des images, sous la pluie, la neige, dans le brouillard, sont autant de tableaux fascinants. Le mode de vie de ces paysans, dans la non consommation, avec à peine quelques emprunts à la modernité (un téléphone portable, une télévision d'un autre âge), leur sagesse paysanne - « il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger »-, cet amour de la terre et des bêtes, leur disponibilité à l'autre, nous renvoient à un monde en train de disparaître, un monde oublié. Et puis il y a Daniel, sa naïveté touchante, Daniel et ses rêves d'amour, un sourire grand comme un soleil, Daniel et ses vaches, Galante, Cerise, Roussette et les autres, Daniel et son vocabulaire imagé, son humour, Daniel que l'on aime d'emblée comme on aime ce petit bonheur de cinéma qui fait un bien fou.

Sylvette Magne

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Programmatrice


Le Jacques Tati Saint-Nazaire
Paroles de programmateurs
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