À PROPOS DE TAKE ME SOMEWHERE NICE

Marta
Bergman

Cinéaste

Marco
La Via

Cinéaste

Ce road-trip sensuel et coloré arpente la Bosnie contemporaine avec sa protagoniste, une jeune femme venue de Hollande pour rendre visite à son père hospitalisé. A rebours du film naturaliste sur la recherche des racines et de l'identité, Take Me Somewhere Nice nous invite à une odyssée esthétique baignée de soleil, de cadres évoquant avec finesse nos vieilles photos polaroïd. Premier long-métrage d'une jeune réalisatrice au ton et à l'univers très affirmés, tout ici témoigne d'une profonde envie de cinéma. Chaque scène s'articule comme un tableau tour à tour grave ou ludique. Ena Sendijarević développe ainsi une grammaire cinématographique particulièrement audacieuse.

Sa direction d'acteurs précise et ses choix de cadres sublimement radicaux servent à la description minutieuse de jeunes adultes alternativement nonchalants ou passionnés – parmi eux Sara Luna Zorić, jeune comédienne captivante. Pour autant, sous son apparente légèreté teintée d'humour noir, le film fait sien un questionnement plus profond, d'une étonnante modernité : comment jouir de la vie dans un monde qui enferme sa jeunesse dans des cadres trop étroits pour des corps désirants ?


This sensuous and colorful road trip strides across contemporary Bosnia with its protagonist, a young woman who has come from Holland to visit her father in the hospital. Not your typical naturalistic film questioning identity, Take me Somewhere Nice invites us to an esthetic odyssey, bathed in sunlight, its frames reminding us subtly of our own old Polaroid pictures. In this first feature film of a young director with a clear voice and precise artistic world, everything attests of a deep desire for cinema. Each scene articulates as a singular painting, at times serious, at times playful. Ena Sendijarević thus develops a distinctly audacious cinematic grammar.

Her precise direction of her cast, as well as her radically subtle choice of frames, serve the minute description of young adults, at times nonchalant, at times passionate – among them, the young and captivating Sara Luna Zorić. Under its apparent lightness tainted with dark humor, the film seizes a deeper question of stunning modernity: how is it possible to enjoy life in a world which confines youth to frames too narrow for bodies with infinite cravings?


Marta Bergman

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Cinéaste


Marco La Via

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Cinéaste


Publié le lundi 29 avril 2019
Mis à jour le lundi 29 avril 2019

Paroles de cinéastes

Take me somewhere nice

Un film de Ena Sendijarević

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