A propos de Un violent désir de bonheur

Philippe
Fernandez

Cinéaste

Jean-Louis
Gonnet

Cinéaste

Ce film, bien qu'il semble au premier abord en prendre le chemin, ne raconte pas un fait historique précis. C'est un conte. Un conte philosophique qui convoque d'un même trait aspirations spirituelles, aspirations sociétales, et aspirations sensuelles, soit quelques-uns des principaux fondements du vivre-ensemble.

Et c'est avec une sereine économie de moyens qu'il assume cette ambition et réussit, grâce à un travail de casting, de cadres et de lumières particulièrement précis, à atteindre son but, c'est-à-dire à graver en nous des images durablement lumineuses, "de foi et d'espérance", oserait-on dire si on ne devait hésiter à employer un vocabulaire à ce point connoté et suranné –mais que le réalisateur ne renierait peut-être pas, lui qui place l'utopie au centre de ses préoccupations et choisit un jeune moine au verbe aisé comme porte parole. C'est ce dernier, confronté à l'Histoire (plus précisément la révolution de 1789), qui va se transformer au fil des événements, son parcours interrogeant les engagements mis à l'épreuve du réel et des évidences du désir.

On n'est pas sans penser à Pasolini, comme inspirateur d'un cinéma humaniste à la fois intemporel et contemporain, distancié et direct, sophistiqué et épuré, spirituel autant que charnel.

Philippe Fernandez

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Cinéaste


Jean-Louis Gonnet

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Cinéaste


Publié le jeudi 19 avril 2018
Mis à jour le jeudi 22 novembre 2018

Paroles de cinéastes

Un Violent désir de bonheur

Un film de Clément Schneider

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