À propos de Crache Coeur

Pascal
Tessaud

Cinéaste

Idir
Serghine

Cinéaste

Regarder et apprendre à être regardée : violentes pulsions qui animent la jeune et insolente Rose dans cet audacieux récit. Car oui, de l'audace, de l'énergie, il en faut pour renverser ainsi notre (vieille) vision des premiers émois, des premiers désirs. Ici, pas de romantisme suranné mais un regard cru et décalé sur l'adolescence comme on l'a rarement vu avec autant de justesse. 


Dans ce film d'outsiders nous assistons peut-être à rien de moins qu'à la naissance d'un nouveau personnage de cinéma : non plus la jeune fille désirable, mais la jeune fille désirante. 


Parmi les hommes qui gravitent autour d'elle, l'érotisme, la frustration qui affleurent, Rose apprend à ne pas subir. Manipulatrice, revancharde, elle tisse sa toile pour s'emparer de ce qui la brûle. Entre Rose et Roman, tous deux d'origine polonaise, c'est l'amour vache et leur rugueuse romance (magnifiquement interprétée) nous emmène jusqu'en Pologne. Un retour aux origines, comme s'il nous fallait toujours aller au plus profond de nous-mêmes pour saisir enfin cet obscur objet du désir. 


Cette étincelle, la réalisatrice la scrute dès les premières images, déployant dans Crache cœur une mise en scène exigeante et minutieuse. Des cadres aiguisés aux comédiens, tout participe à nous raconter une fable où la magie s'incarne dans les corps, où la séduction opère comme un sortilège. Où regarder et être regardé sont des promesses d'éclat et de jouissance : rite initiatique que nous sommes heureux de partager avec vous. 



Pascal Tessaud

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Cinéaste


Idir Serghine

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Cinéaste

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Membre du Conseil d'Administration


Publié le mercredi 11 octobre 2017

Paroles de cinéastes

Crache Coeur

Un film de Julia Kowalski
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