À propos de Orlando Ferito

Nathan
Nicholovitch

Cinéaste

Il n'y a rien à comprendre, rien à expliquer, rien à interpréter.


Orlando Ferito est une œuvre qui avance sur le fil qu'elle tisse dans le même mouvement, c'est un film du dehors : elle prend son souffle dans un courant de paroles, de merde, de sperme, de politique et de temps - et traversant chacun de ces flux, ne cesse de se métaboliser dans sa forme, dans sa nature, à chaque instant.

Alors, merveille des merveilles : elle forme un tout. En ce sens, la détermination du cinéaste n'est autre que spirituelle, le temps est son affaire. Et s'il est question de cinéma, c'est pour mieux l'interroger. Vincent Dieutre fait traverser son film par des espaces littéraires, critiques, philosophiques, politiques, intimes, à ciel ouvert, pour mieux qu'ils se rejoignent, mieux éclairer leur nature, leurs valeurs humaines.

Ce qui est émouvant ce sont les questions que pose le cinéaste, et les images qu'il monte, et qu'il nous montre. C'est le sentiment possible du spectateur sur cette notion d'Europe : d'une résistance qui ne va pas de soi, d'un espoir qui est autant affaire d'individualisme que du collectif.

Le travail du cadre autour des visages et des corps, du sien jusqu'à ceux des marionnettes ; la maitrise de son découpage - tout en variations - et la recherche d'un montage continuellement en mouvement font d'Orlando Ferito, une œuvre vaste, nécessaire et exemplaire. Et c'est par ce désir et ce travail, que Vincent Dieutre se trouvera toujours les alliés dont il aura envie ou qui auront envie de lui.

Nathan Nicholovitch

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Cinéaste


Publié le lundi 14 août 2017
Mis à jour le mercredi 17 janvier 2018

Paroles de cinéastes

Orlando Ferito

Un film de Vincent Dieutre

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