J'ai aimé vivre là

Un film de Régis Sauder

J'ai aimé vivre là

Un film de Régis Sauder

France - 2020 - 89 min

Dans la Ville Nouvelle beaucoup arrivent d’ailleurs, se mélangent, trouvent une place. Leurs histoires se croisent et s’incarnent ici à Cergy, où Annie Ernaux a écrit l’essentiel de son œuvre nourrie de l’observation des autres et de son histoire intime.

Avec la participation et les textes d'Annie Ernaux.

SORTIE NATIONALE

29 septembre 2021

Sortie à venir

À propos de J'ai aimé vivre là

C'est en présentant son précédent film Retour à Forbach que Régis Sauder rencontre Annie Ernaux dont le travail auto-socio-biographique l'avait particulièrement nourri. Celle-ci l'invite à son tour à visiter sa ville, Cergy. Et c'est à travers ses textes, les balades et la rencontre fortuite avec des cergyssois que le réalisateur nous convie à la découverte de ce nouveau territoire.


Régis Sauder trace une cartographie subjective de Cergy par l'observation des trajectoires spatiales et intérieures de ses habitants. Il consigne les mémoires fraîches d'une ville plus si nouvelle puisque Cergy y fête ses 50 ans. La théâtralité de son vocabulaire architectural anhistorique et graphique y est filmée comme l'écrin d'un melting-pot vibrant. Le réalisateur recueille les récits de ces vies ayant convergé ici pour quelques semaines ou pour une vie : pionnière de la ville, enfants primo-arrivants, adolescents, parents, retraités, migrants. Les corps passent, grandissent, vieillissent. La vie s'y déploie, les petites histoires dans la grande.


À nouveau, le réalisateur questionne la nature de ces lieux communs où prend place le cycle des vies humaines. Contrepoint solaire d'un Forbach décati et fragmenté, Cergy est arpenté ici dans un élan fluide et ample. La beauté des textes d'Annie Ernaux, qui circulent d'une voix à l'autre, dialogue avec des cadres suspendant des étincelles de vie. Et l'on chemine d'un baiser sur un quai de RER à une note de musique dans un parc, d'un regard furtif dans une patinoire transformée en dortoir à une chanson comorienne qu'une mère apprend à sa fille.


C'est dans son apparente légèreté que réside la profondeur de J'ai aimé vivre là. Car à travers cette constellation de récits individuels, de captations par touches de l'esprit des lieux, d'émotions fugaces et de moments partagés, Régis Sauder réussit à nous faire ressentir ce qui nous lie : le grand mouvement de la vie, le ballet des générations, nos corps de passage en ce même temps et ce même lieu.

Emilie Brisavoine

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

A propos de J'ai aimé vivre là

Avec J'AI AIMÉ VIVRE LÀ, Régis Sauder nous invite à le suivre dans sa découverte de Cergy-Pontoise, l'une des cinq villes nouvelles en région parisienne nées dans les années 60/70 de la volonté politique d'empêcher une concentration de la population dans les grandes villes françaises. Et le résultat est passionnant : comment s'approprie-t-on un territoire ? Qu'est-ce qui le constitue ? Comment résonne-t-il avec notre propre histoire et celle de ses habitants ? Comment les lieux sont-ils traversés par la mémoire individuelle et collective et inversement ? Telles sont quelques-unes des interrogations qui sous-tendent le film.

Pour nous accompagner dans la découverte de Cergy-Pontoise, Régis Sauder a choisi pour guide Annie Ernaux et plus exactement ses mots, pour construire et structurer son récit. J'AI AIMÉ VIVRE LÀ, c'est ainsi qu'elle parle de la ville dans laquelle elle a choisi de vivre et qu'elle a appris à aimer, peu à peu, au gré des rencontres.

Pendant une heure trente, nous allons partir à la rencontre d'une ville foisonnante, de ses quartiers et de ses habitants, un territoire vivant, riche par sa diversité, aussi bien humaine qu'architecturale.

Les récits de personnages de tous âges, origines géographiques, culturelles ou sociales vont émerger et entrer en résonance avec le verbe de l'écrivaine. Des correspondances vont naître entre les « je » et le « nous », entre le présent et le passé.

Que ce soit en partant de la littérature, contemporaine ou classique, de son histoire personnelle ou de celle de ses contemporains, le cinéma de Régis Sauder, depuis NOUS, PRINCESSES DE CLÈVES et RETOUR À FORBACH, n'a de cesse d'interroger la mémoire pour mieux mettre en lumière le pays dans lequel nous vivons aujourd'hui et les enjeux qui le traversent.

C'est une fenêtre ouverte sur un monde qui se transforme, sur nos vies, un regard curieux, avide de découvrir et de comprendre l'autre, un regard bienveillant et généreux.



Sonia Brun

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Directrice et programmatrice des Cinés Carné


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