LAISSEZ-MOI

Un film de Maxime Rappaz

LAISSEZ-MOI

Un film de Maxime Rappaz

Suisse, France, Belgique - 2023 - 92 min

Claudine consacre toute sa vie à son fils. Toutefois, chaque mardi, elle s’offre une plage de liberté et se rend dans un hôtel de montagne pour y fréquenter des hommes de passage. Lorsque l’un d’eux décide de prolonger son séjour pour elle, Claudine en voit son quotidien bouleversé et se surprend à rêver à une autre vie. 

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Every Tuesday, Claudine goes to a mountain hotel to meet men passing through. When one of them decides to extend his stay for her, Claudine is confused and finds herself dreaming of another life. 

Avec :
Jeanne Balibar , Thomas Sarbacher , Pierre-Antoine Dubey et Véronique Mermoud

SORTIE NATIONALE

20 mars 2024

Sortie à venir

À PROPOS DE LAISSEZ-MOI

Tous les mardis, Claudine a un rituel qui lui est propre, parfaitement rodé. On l'observe : d'abord sa démarche, puis son regard, sa gestuelle, sa façon toute à elle de mener la danse, de prendre et de donner avec élégance. Le regard charmeur, le sourire enjôleur, le verbe mesuré, elle nous captive et nous éblouit par sa simple façon d'être, son chic, … ses bottines, dirons-nous. 


Cette présence fascinante est aussi le lieu de tensions profondes et de mouvements contradictoires, entre l'affirmation puissante de sa liberté et l'acceptation absolue de sa condition de mère qui, malgré (ou à cause) de son amour, l'empêche et la contraint. Jeanne Balibar incarne magistralement cette éclatante ambivalence, parfois comme traversée par le fantôme de Delphine Seyrig. La mise en scène de Maxime Rappaz, sensible et millimétrée, enveloppe l'actrice et travaille avec elle à nous faire ressentir la rigidité d'une vie construite comme un rempart, et la beauté de la fragilité qui survient. 


Viken Armenian, Julien Meunier et Emmanuelle Millet, cinéastes de l'ACID 


Every Tuesday, Claudine has her own, well-established ritual. As we observe her, what we first notice is her gait, then her eyes, her gestures, the very unique way she has of leading the dance, of taking and giving with elegance. Her look and her smile are charming. Her voice, her chic and, very simply, the way she is, captivate and dazzle us. Not to mention her booties… 


But this fascinating presence is also fraught with deep tensions and contradictory movements, as Claudine feels torn between powerfully asserting her freedom and totally accepting her role as a mother which, in spite - or because - of her love, constrains and hampers her. Jeanne Balibar majestically embodies this radiant ambivalence and sometimes, in a flash, she reminds us of late Delphine Seyrig. With delicacy and precision, Maxime Rappaz's direction naturally enfolds Jeanne Balibar and both collaborate to make us feel the rigidity of a life built like a fortress but also the beauty of an emerging fragility. 


Viken Armenian, Julien Meunier & Emmanuelle Millet, ACID filmmakers 

Paroles de cinéastes

À PROPOS DE LAISSEZ-MOI

La cabine du téléphérique glisse en direction du sommet. À son bord, Claudine qui, au fil des reflets sur la façade de l'hôtel, oublie pour s'abandonner, comme elle n'oubliera pas pour ne plus s'abandonner à la descente ; passant de l'altitude à la plaine, de maîtresse d'un soir à ses rôles de mère et de couturière. Pour faire éclore ces deux mondes cinématographiques, Maxime Rappaz joue de la géographie. Par le choix de Jeanne Balibar qui incarne de manière envoûtante toute l'ambivalence du personnage, et par le choix de cadres très précis nous approchant souvent des protagonistes et de leur intimité, le réalisateur nous embarque sur cet axe de symétrie intérieure entre plaine et altitude et nous renvoie à nos propres dichotomies, à nos propres espaces qui cohabitent. 


Un jour, Michael qui ne devait être que l'homme d'un soir, décide de rester plus longtemps. Claudine le croise sur le barrage qui en un plan devient la nouvelle colonne vertébrale du récit. Ils se parlent, se regardent, et d'une façon nouvelle s'abandonnent l'un à l'autre. Peu à peu, peut-être sous l'effet d'une musique magnifiquement composée par Antoine Bodson, le barrage intérieur de Claudine se fissure. Résistant jusqu'au bout, luttant contre son désir de vivre pleinement, elle va devoir se réinterroger sur sa relation avec son fils et sur leurs libertés respectives. La précision de la mise en scène du cinéaste, la puissance de jeu des acteurs nous entraînent dans ce vacillement, dans ce mouvement. Nous sommes au cœur du barrage et qu'importe où ira Claudine, qu'importe ce qu'elle fera. Nous spectateurs, nous irons là où notre cœur nous portera, nul doute plus libres et plus légers. 

Christophe Duthoit

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Programmateur


Cinéma Marcel Pagnol Malakoff
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