Mercuriales

Un film de Virgil Vernier

Mercuriales

Un film de Virgil Vernier

France - 2014 - 104 min

«Cette histoire se passe en des temps reculés,
Des temps de violence.
Partout à travers l’Europe une sorte de guerre
se propageait.
Dans une ville il y avait 2 filles qui vivaient…»

Avec :
Philippine Stindel , Ana Neborac , Annabelle Lengronne , Jad Solesme et Sadio Niakaté

Sorti le 26 novembre 2014

À propos de Mercuriales

Les Mercuriales, deux fleurons de l'architecture des années 70 qui surplombent le périphérique parisien. Vestige d'un projet immobilier pharaonique coupé dans son élan par le premier choc pétrolier. Alors, Apollon, Bacchus, Minerve, Mercure et les autres ont taillé la route, abandonnant les symboles du capitalisme victorieux à une banlieue obscure et décatie, transpercée par les autoroutes et les voies de RER. Une banlieue qu'on se contente habituellement d'apercevoir au détour d'un échangeur mais que Virgil Vernier a décidé de nous révéler dans la complexité de ses strates et la singularité des destins qui y ont élu domicile. 


S'appuyant sur une redoutable maîtrise du cadre, le réalisateur circonscrit son territoire à l'abri du grand fracas narratif, tapi dans l'ombre, presque clandestinement, pour travailler en profondeur les liens qui se tissent à la surface dans l'ombre inquiétante des Mercuriales. En fondant et confondant les époques, en troublant les repères géographiques, il parvient à élaborer l'étrange radiographie d'un lieu invisible. Pour nous guider dans cette exploration, Lisa, jeune moldave fraîchement débarquée à Paris, mais aussi Joane et Zouzou, présences aussi lumineuses qu'étranges, créatures d'hier ou d'aujourd'hui, d'ici ou de là-bas, arpentent en somnambules ce paysage défiguré par les blessures de la modernité. Au hasard des rencontres et des récits qui se déplient, sur cet humus de la ruine, entre passages souterrains et immeubles voués à la destruction, émerge une fable d'un temps d'après où chacun à sa mesure réécrit une autre mythologie, contemporaine, notre mythologie.

Frédéric Ramade

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Cinéaste


Diego Governatori

 - 

Cinéaste


Paroles de cinéastes

Here Comes the Sun - News #9

Le 14 mai 2020

Chères toutes, chers tous...


Comme nous ne sommes qu'à moitié déconfiné-e-s, et que nos chères salles obscures demeurent closes, nous continuons de partager avec vous des idées de films à voir depuis chez vous, des textes de cinéastes, des idées de musiques pour accompagner vos journées... bref, afin de faire vivre le cinéma que nous défendons.


Et puisque nous devrions être à Cannes en ce moment, nous avions envie cette semaine de revenir sur des gestes cinématographiques forts de cinéastes soutenus par l'ACID avant de recevoir la plus prestigieuse récompense cannoise.


Et si ce n'est pas encore fait, vous pouvez nous suivre sur Facebook, Instagram, Twitter !


Les cinéastes et l'équipe de l'ACID



PROPOSITIONS VOD - FUTURES PALMES D'OR

L'ESQUIVE d'Abdellatif Kechiche


Abdelkrim dit "Krimo", quinze ans, vit seul avec sa mère dans une H.L.M. de la banlieue parisienne. Il traîne son ennui dans sa cité avec Fathi, son meilleur ami, et leur bande de potes. Un beau jour, Krimo craque pour la malicieuse Lydia, une copine de cours. Mais le jeune homme n'est guère bavard et a une réputation à tenir. Comment déclarer sa flamme à la jeune fille sans perdre la face ? Une solution s'impose : soudoyer Rachid, partenaire de scène de Lydia, pour reprendre le rôle d'Arlequin dans Les Jeux de l'amour et du hasard de Marivaux, que certains élèves de la classe montent pour la fête de l'école. Ce que Krimo n'ose avouer à Lydia, Marivaux le fera à sa place. Mais l'audacieuse manœuvre vire au parcours du combattant pour le timide jeune homme.


Soutenu par l'ACID en 2003 - A voir en VOD sur Orange


UZAK de Nuri Bilge Ceylan


Un photographe, hanté par un sentiment de vide entre sa vie et ses idéaux, se trouve obligé d'accueillir chez lui un jeune parent qui a quitté son village à la recherche d'un travail sur un bateau pour partir à l'étranger.


Soutenu par l'ACID en 2003 - Toutes les options VOD


UN PEU DE LECTURE...

« On pouvait croire la quête d'Orphée remisée au rang de vieille lune coctalienne, et la voici ici ravivée : le pari est rare, signe d'un beau courage, battant en brèche les modes. Vif-Argent arrive comme un réconfort pour rassurer notre croyance dans le cinéma à faire se rencontrer des mondes a priori hermétiques, en refusant l'inéluctable. »

« Le film fait dialoguer ensemble les morts et les vivants, incarnés avec douceur et sans ironie : finesse des comédiens, de leur voix, de leur visage et de leur peau, sensuellement irradiés d'une lumière franche, sertis du lyrisme de la musique. Armé d'une mémoire cinéphile qui veille en amitié et agit comme un moteur souterrain encore plein de vie, il faut faire preuve d'une audace et d'une ambition peu communes pour organiser une si belle circulation, tout un jeu de passages (secrets), dans des espaces urbains que l'on croyait déjà connaître et qui se font limbes ou Styx, par la vigueur et la simple joie de la mise en scène. La grâce du film tient aussi à ce qu'il ménage des brèches vers des ailleurs lumineux, à sa façon si délicate de recueillir les souvenirs, dans des écrins de paroles et d'images, et à ce qu'il s'attache autant à la simple matérialité des choses, selon un romantisme sans pompe, littéral et mystérieux. »


Les cinéastes Aurélia Barbet, Michaël Dacheux & Clément Schneider à propos de VIF-ARGENT de Stéphane Batut




...ET DE LA MUSIQUE

Bonnie Prince Billy - "I See a Darkness"

Au générique de NE CROYEZ SURTOUT PAS QUE JE HURLE de Frank Beauvais


Ce sentiment quand on peut enfin sortir sans attestation

(images tirées de MERCURIALES de Virgil Vernier - Programmé à l'ACID Cannes 2014)


 > Contenu à retrouver également sur les sites de nos partenaries Mediapart et Télérama <


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