La nuit n'en finit plus - News II, 6

LE 22 JANVIER 2020

CONFINEMENT SAISON 2... CHIAROSCURO


Chères toutes, chers tous,

En manque d'écrans noirs pour nos nuits blanches, on vous souffle cette semaine des idées de films pour éclairer vos nuits. Ou de nuits pour pimenter vos jours.



L'équipe et les cinéastes de l'ACID


DES IDEES DE FILMS ACID EN VOD

NIGHT IN WHITE SATIN

BROTHERS OF THE NIGHT de Patric Chiha


De frêles garçons le jour, des rois la nuit. Ils sont jeunes, roms et bulgares. Ils sont venus à Vienne en quête de liberté et d'argent facile. Ils vendent leurs corps comme si c'était tout ce qu'ils avaient. Seul les console, et parfois les réchauffe, le sentiment si rassurant d'appartenir à un groupe. Mais les nuits sont longues et imprévisibles.


> Soutenu par l'ACID à sa sortie en 2017 - A voir en VOD sur Universciné



NUITS BLANCHES SUR LA JETÉE de Paul Vecchiali

 

Un noctambule se promène chaque nuit sur la jetée du port où il passe une année sabbatique. Il rencontre là une jeune femme qui attend l'homme de sa vie. Quatre nuits, tant réelles que fantasmées, passées avec elle à discourir sur la vie, vont révéler l'amour que cet homme a pour cette femme.

 

> Soutenu par l'ACID à sa sortie en 2015 - A voir en VOD sur Universciné


DES PAROLES DE CINEASTES



« C'est la nuit. Sous les néons au loin, une plage. Un homme chante, M chante. Et sa complainte yiddish nous déchire, s'accroche au ressac, à la nuit de Tel Aviv, indifférente. Une lamentation fiévreuse, fervente, celle d'un ex-enfant à la voix d'or. Car c'est de ferveur qu'il s'agit dans ce film ; et il va falloir s'y plonger dans la ferveur de Menahem, lui coller aux basques, jouer le jeu, nous coller aussi à l'œilleton vibratile de la caméra de Yolande Zauberman et nous départir de tout ce que croyions savoir sur Israël, sur ses extrémistes religieux, sur le poids de la tradition, sur le viol, l'inceste, la famille, le désir, la lâcheté et le pardon, sur nos enfances en général… Et si M est, selon Yolande Zauberman, un film-couteau, une arme d'attaque comme de défense… Attention les doigts !

Et les couteaux sortent vite. Très vite. A la vitesse de la parole ivre de M (en anglais, en hébreu, et même dans ce yiddish auquel se cramponne la communauté qui l'a rejeté), M bien décidé à en finir avec le silence, à briser les cercles vicieux, à revenir sur le lieu du crime, à appuyer là où ça fait mal. Car M n'est pas le seul, il le sait, et ce qu'on lui reproche, c'est d'en avoir fait toute une histoire. Le miracle du film tient alors dans l'acharnement de la réalisatrice à ne jamais rabattre le sens sur le règlement de compte, sur le jugement à l'emporte-pièce, sur une dénonciation politiquement correcte de la pédophilie ou de l'aveuglement inhérent au radicalisme religieux. Parfois cabot, toujours séduisant, M n'est pas revenu dans ce petit monde clos de son enfance, celui des communautés hassidiques fermées, pour se faire justice. Comme chez Handke, M ne se plaint pas, il porte plainte.[...] »


Le cinéaste de l'ACID Vincent Dieutre

à propos du film M de Yolande Zauberman


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... ET DE JEUNE AMBASSADRICE ...



« Difficile de dire si FUNAMBULES filme la folie ou la magie. « Mais sait-on quels sont les sages et quels sont les fous, dans cette vie où la raison devrait souvent s'appeler sottise et la folie s'appeler génie ? » s'interroge Maupassant (Contes de la bécasse). Ilan Klipper nous invite à rencontrer Aube, Yoan, et Marcus, connectés à un monde suspendu au-dessus du nôtre, liés par leurs troubles respectifs, leur(s) mystère(s), leurs dadas, leurs fantaisies.

Filmés tour à tour, dans leur lieu de résidence, on découvre leur quotidien dans la déclinaison de toutes leurs humeurs-couleurs, de tous leurs bonheurs-douleurs, leurs petits conciliabules. Vous vous attacherez à eux, à leurs récits, vous serez contents de les revoir au plan suivant. Les sentiments qui nous traversent sont de l'ordre de la tendresse, de l'émerveillement, de la compassion, du rire aussi, et des sourires esquissés. Émouvant, imprévisible, épatant, déconcertant, FUNAMBULES est un de ces films qui vous prend au cœur. »


Lili De La Cruz, Jeune Ambassadrice ACID

à propos du film de Ilan Klipper FUNAMBULES (ACID Cannes 2020)


> Pour lire d'autres textes de Jeunes Ambassadeurs ACID <


... ET QUELQUES BONNES NOUVELLES POUR FINIR




Du 3 au 9 mars : Best of Doc, le festival aura lieu lors d'une double édition en ligne et dans les salles. Plusieurs films ACID y sont sélectionnés : M, de Yolande Zauberman, QUELLE FOLIE de Diego Governatori, KONGO de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav, SI C'ETAIT DE L'AMOUR de Patric Chiha et SOLO d'Artemio Benki.


• Cinémas, associations de salles et associations régionales : c'est le moment d'adhérer à l'ACID pour l'année 2021, et de se donner la possibilité de "voir, aimer, défendre et accompagner le cinéma indépendant et ceux qui le font dans ce lieu unique qu'est la salle de cinéma".

Publié le mardi 26 janvier 2021
Mis à jour le jeudi 28 janvier 2021

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