Suite au communiqué commun du DIRE et du SDI, les cinéastes de l'ACID prennent position contre la tenue en salles de cinéma d'un « festival Netflix ».
" Et le cinéma, je sais bien pourquoi je l’ai adopté... Pour qu’il m’apprenne à toucher inlassablement du regard à quelle distance de moi commence l’autre. "
Orlando Ferito est une œuvre qui avance sur le fil qu'elle tisse dans le même mouvement, c'est un film du dehors : elle prend son souffle dans un courant de paroles, de merde, de sperme, de politique et de temps - et traversant chacun de ces flux, ne cesse de se métaboliser dans sa forme, dans sa nature, à chaque instant.
À propos du film : Orlando Ferito
de Dominique Pernoo et Marianne Neplaz
Devant la caméra sensible de Régis Sauder, des élèves de Terminale du Lycée Diderot de Marseille, nous donnent à entendre avec intelligence et gourmandise des extraits de La Princesse de Clèves, preuve que Mme de Lafayette a su gagner leurs cœurs.
À propos du film : Nous, Princesses de Clèves
de Emmanuel Vigne
À l’instar des battements qui ont rythmé plus d’un siècle d’Histoire du cinéma, voilà que derechef son plus beau chant parvient jusqu’à nous d’un souffle transalpin. Pietro Marcello signe Bella e perduta. Conte élégiaque intemporel, où l’écran sur lequel défilent ces images se mue lentement en matière organique dans un monde mécanique.
À propos du film : Bella e perduta
de Antoine Glémain
Le cinéma d’Asoka Handagama est à découvrir absolument. Utilisant les codes des arts populaires, et en premier lieu du mélodrame, ses films proposent des héros qui affirment leur intégrité au cœur des conflits ethniques et sociaux qui déchirent le Sri Lanka d’aujourd’hui.
À propos du film : Ini Avan, Celui qui revient
de Christine Delorme
Après avoir levé un certain nombre de tabous en France dans Algérie, mes fantômes à partir de témoignages de combattants pieds noirs et de harkis, il fallait une sacrée persévérance de cinéaste pour poursuivre cette quête de réévaluation du passé en allant voir ce qui se travaillait de l'autre côté de la Méditerranée.
À propos du film : Algérie, Histoires à ne pas dire
Un homme face à la mer, c'est le premier plan du film. C'est un plan large : un homme en contre-jour face à aux vagues. Maintenant, on voit la vague toute seule, une main apparaît devant l'objectif, cherchant à boucher la vue, c'est la main de l'homme, off, une voix féminine proteste en riant, c'est donc elle qui filme.
À propos du film : Le Filmeur