Jeanne et le garçon formidable

Un film de Jacques Martineau et Olivier Ducastel

Jeanne et le garçon formidable

Un film de Jacques Martineau et Olivier Ducastel

France - 1997 - 98 min

Jeanne est une belle jeune femme toujours pressée qui a beaucoup d'amants. Par hasard, elle rencontre Olivier : c'est le grand Amour qu'elle recherchait... Olivier, séropositif, disparaît volontairement de la vie de Jeanne au moment où sa maladie se déclare. Elle tente en vain de retrouver sa trace. Un jour, Jeanne apprend qu'Olivier est mort, mais la vie continue.

Avec :
Jacques Bonnafe , Valérie Bonneton , Mathieu Demy , Frédéric Gomy et Virginie Ledoyen

Sorti le 22 avril 1998

À propos de Jeanne et le garçon formidable

Bien sûr il y a hommage à Demy, certes c'est une comédie musicale, tous les ingrédients sont là : on y chante longuement, on y danse peu ou prou à l'ombre des grands sentiments, des petits riens quotidiens et d'un désastre annoncé. Mais ici, c'est dit : l'amour ne peut rien contre la mort, et en cela le film est un hymne à la vie - à ces moments d'intimité dérobés à la société, à ces moments de grâce que la maladie et la mort menacent (je pense à la très belle scène du dimanche matin). Voilà un premier film épatant par sa vitalité et surtout sa liberté de ton entre trivialité et pudeur, humour et gravité, enfantillages et intelligence, émotion et digressions. Et qui réussit à imposer sa personnalité et son univers propres malgré (ou avec ?) toutes les chausses trappes des références.

Dominique Crevecoeur

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

À propos de Jeanne et le garçon formidable

_ Jeanne et le garçon formidable nous envoie une nouvelle qui tient en quelques mots : le cinéma sait encore chanter le monde qui nous entoure. "Les petites chansons sont nécessaires à la santé du cinématographe", disait Renoir. Olivier Ducastel et Jacques Martineau font plus qu'insuffler un peu de santé chansonnière dans leur fiction, ils relèvent un autre défi : celui de faire des chansons le corps même de la fiction, de façonner avec elle la matière réelle des personnages, et c'est un événement important pour le cinéma. Depuis qu'un certain Jacques Demy avait réinventé la comédie musicale au début des années 60, peu de cinéastes s'étaient risqués à ce périlleux exercice. Jeanne et le garçon formidable retrouve avec bonheur les chemins de ce cinéma là : où le dialogue devient parole, où le récit se dit en musique, où la mise en scène s'accorde aux exigences de la chorégraphie. Où les images du monde se confondent avec ses plus obsédantes mélodies.

Serge Le Peron


Paroles de cinéastes

Twist and Shout - News #7

Le 30 avril 2020


Chères toutes, chers tous,

« Et que l'on estime perdue toute journée où l'on aura pas dansé au moins une fois ».

Ainsi parlait Nietzsche, et nous vous proposons aujourd'hui de suivre cet adage avec deux comédies musicales (et politiques) pour enchanter les lieux devenus notre seul horizon depuis sept semaines.


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Les cinéastes et l'équipe de l'ACID


PROPOSITIONS VOD POUR DANSER

JEANNE ET LE GARÇON FORMIDABLE de Jacques Martineau & Olivier Ducastel


Jeanne est une belle jeune femme toujours pressée qui a beaucoup d'amants. Par hasard, elle rencontre Olivier : c'est le grand Amour qu'elle recherchait... Olivier, séropositif, disparaît volontairement de la vie de Jeanne au moment où sa maladie se déclare. Elle tente en vain de retrouver sa trace. Un jour, Jeanne apprend qu'Olivier est mort, mais la vie continue.


Soutenu par l'ACID en 1997 - Les options VOD


L'USINE DE RIEN de Pedro Pinho


Une nuit, des travailleurs surprennent la direction en train de vider leur usine de ses machines. Ils comprennent qu'elle est en cours de démantèlement et qu'ils vont bientôt être licenciés. Pour empêcher la délocalisation de la production, ils décident d'occuper les lieux. À leur grande surprise, la direction se volatilise laissant au collectif toute la place pour imaginer de nouvelles façons de travailler dans un système où la crise est devenue le modèle de gouvernement dominant.


Soutenu par l'ACID en 2017 - A voir en VOD sur Universciné


UN PEU DE LECTURE...

« Certains films nous plombent, d'autres nous allègent. Les premiers ferment le monde, cadrent la vie pour mieux la séquestrer et lui couper les ailes, d'autres ouvrent grand le champ, élargissent notre regard, lui offrent un nouvel horizon. Et ce paysage lointain, par la grâce de la mise en scène, l'élégance du propos, en un mot un sens de la beauté, nous semble toujours avoir été proche. Tel un ami qui nous souffle l'espoir. »

« Le Monde vivant est de ceux-là, c'est donc un film rare. Oui, il repousse les frontières. Il impose son style, son écriture. Plan après plan, il désarme les sceptiques, il fait taire le nihilisme ambiant. De son silence, de sa rigueur, de sa folie, naît un chant d'amour. Il faudrait être imbécile pour ne pas l'écouter.

[...]

Renaître, c'est être vivant, deux fois vivant : un pied dans le monde visible, un autre dans le monde invisible. Voir, c'est faire exister le plan, et le hors-plan. Écouter, c'est entendre aussi l'indicible. Dans Le Monde vivant, on voit double et on rit aussi aux éclats. Eugène Green montre un humour radical, saisissant, jouant de l'anachronisme et d'effets de décalage ravageurs. Aujourd'hui, ce film nous vient comme un don. Il est un encouragement au bonheur de filmer et à la résistance face aux puissances des faux. »


> Lire l'intégralité du texte de Pierre Schoeller ici <


ET DE LA MUSIQUE...

Thomas & Thomas - MINIZZA

Bande originale du film LE VOYAGE AU GROENLAND, Sébastien Betbeder


Et en podcast, on vous propose de réécouter le cinéaste Matan Yair à propos de son film LES DESTINÉES D'ASHER dans l'émission de Marie Richeux, Par les temps qui courent : "Même dans un film, la littérature devient importante, quand il se passe quelque chose de dramatique".


ET POUR FINIR, LE PLEIN D'AUTRES PROPOSITIONS CINÉPHILES

  • Toujours plein de films ACID à voir : sur chaque fiche film sur notre site, vous pouvez trouver des liens vers les options légales de vidéo à la demande !

  • Les cinémas de l'Hexagone continuent de se mobiliser pour proposer des films (notamment sur La Toile) et conserver le lien avec tous leurs publics.

    > Le Cinéma Utopia (Bordeaux) programme sur son site LÉGER TREMBLEMENT DU PAYSAGE de Philippe Fernandez, soutenu par l'ACID en 2008. A voir ici et en accès libre pendant trois semaines.

    > La Baleine à Marseille accueille une nouvelle fois une cinéaste ACID pour leur hebdomadaire rencontre sur Zoom : RDV ce dimanche 3 mai à 20h15 pour une rencontre avec Naruna Kaplan de Macedo et Edwy Plenel autour de DEPUIS MEDIAPART.

  • La Cinémathèque de Toulouse, en partenariat avec Le Museo Nazionale del Cinema de Turin et la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine, propose sur sa chaîne vimeo 7 films restaurés (un par semaine), des Pathé Kok en 28mm ; afin de découvrir ce que nos aïeuls regardaient chez eux dans les années 1910.

  • On n'oublie pas les films amateurs. Le Forum des images appelle les Parisien-n-e-s à envoyer des "instants de vie" de moins de 60 secondes. A Dreux, le Lycée Rotrou propose aussi de regarder par la fenêtre...

  • Et, pour finir, un article ET une pétition : L'ACID est signataire de la tribune parue dans Le Monde, pour un retour massif du cinéma d'auteur et de patrimoine sur la télévision de service public - Signez la pétition ici.

Qui d'autre sur Zoom en pyjama ?

(Images tirées de LE CIEL ÉTOILÉ AU DESSUS DE MA TÊTE, Ian Klipper - Programmé à l'ACID Cannes 2017)


> Contenu à retrouver également sur les sites de nos partenaires Mediapart et Télérama <

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