Seule à mon mariage

Un film de Marta Bergman

Seule à mon mariage

Un film de Marta Bergman

Belgique - 2018 - 121 min

Pamela, jeune Rom insolente, spontanée et drôle, s’embarque vers l’inconnu, rompant avec les traditions qui l’étouffent. Elle arrive en Belgique avec trois mots de français et l’espoir d’un mariage pour changer son destin et celui de sa fille.

Pamela, a young Roma, insolent, spontaneous and funny, embarks on a journey into the unknown, breaking away from the traditions that suffocate her. She arrives in Belgium with three words of French and the hope that marriage will change her and her daughter’s destiny.

Avec :
Alina Serban , Tom Vermeir , Rebeca Anghel , Marie Denarnaud , Marian Samu , Viorica Tudor , Johan Leysen , Karin Tanghe et Jonas Bloquet

SORTIE NATIONALE

03 avril 2019

Sortie à venir

A propos de Seule à mon Mariage

Pamela, robe à fleurs jaunes, sac fuchsia au bras et détermination fébrile, décide de quitter la vie rude de son village enneigé de Roumanie. Elle laisse derrière elle son jeune soupirant aux yeux de loup et tous les siens puissamment vivants. Trouver la teinture qui convient, la tenue qui convient et l'homme qui convient; celui qui habitera une jolie maison dans un pays prospère. Apprendre à toute allure les règles du jeu d'un nouveau monde, à convaincre plus qu'à conquérir, qui se refuse depuis toujours à elle et aux siens.

À l'instar de son héroïne -l'incandescente Alina Serban ici révélée- le film ne se laisse pas facilement ranger dans une case, bousculant sur son passage les codes de son récit d'apparence classique. Les cadres, d'une rigueur radicale et sans afféterie, accompagnent le fol élan de Pamela dans sa tentative d'entrer, justement, dans un nouveau cadre de vie. Changer de cadre donc, c'est bien cela dont il s'agit. Mais Pamela en déborde du cadre, de l'ancien, du nouveau, et trace sa propre voie.

C'est sans doute dans cette surprise-là que s'engouffre le cinéma de Marta Bergman qui ne cède pas d'un pouce à la tentation de l'exotisme ou de la tension attendue des rapports de classe, et de l économie du couple. Le film prend corps comme par effraction discrète dans cet inattendu-là autant que dans l'observation fine de ses personnages.

Dans ce récit d'apprentissage où, comme chez Renoir, "chacun a ses raisons", le film, d'une générosité subtile, laisse sa chances à tous de la saisir, de trouver sa propre voie, d'en sortir grandi, et bouscule dans sa fièvre la bienséance d'un récit classique, d'une vie programmée. 


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Pamela, wearing a dress with yellow flowers, a fuchsia bag on her arm and feverish determination, decides to leave the rough life of her snowy village in Romania. She leaves behind everything and everyone.

Find the right hair dye, the right dress, and the right man; that man, the one who lives in a pretty house in a prosperous country. Learn the rules of the game of a new world as fast as possible, to convince more than conquer.

Like Pamela – played by the passionate Alina Serban, the film is not easily defined, juggling in its path the codes of its classic appearance. 

These frames, radical and with no mercy, accompany Pamela's mad impulse in her attempt to enter, precisely, a new frame of life. Changing the frame, that's what it's about. But Pamela goes beyond the frame, the old, the new, and traces her own path. 

As in the style of Marta Bergman, It doesn't fall into the temptation of exoticism or the expected tension of class relations and dynamics of the couple. The film takes shape as a discrete break in this unexpected as much as in the fine observation of its characters.

In this learning story where, as in Renoir, "everyone has their reasons", the film, of a subtle generosity, gives everyone the opportunity to seize it, to find its own way, to come out grown up and jostles in his fever the propriety of a classic narrative, of a programmed life.

Marie Dumora

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

L'ACID dévoile sa programmation pour l'ACID Cannes 2018 !

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Pour sa 26ème édition, les cinéastes de l'ACID auront le plaisir de présenter à Cannes un programme de 9 longs métrages dont 8 premiers longs, qui seront présentés et accompagnés par les cinéastes de l'association et les équipes des films. 11 cinéastes accueillis à l'ACID, dont 7 femmes.

Ce programme est enrichi d'une séance spéciale « ACID Patrimoine », d'un focus sur le cinéma portugais, l'ACID TRIP #2 Portugal -- et d'une séance spéciale « sortie prochaine » de Mirinda, Avant l'aurore de Nathan Nicholovitch.


« Ausculter le monde, trouver au fond de soi le geste le plus juste pour en témoigner, le rejeter, puis l'aimer encore et à nouveau. Le filmer en réinventant sans cesse le regard. Saisir ses névroses carabinées comme sa folie douce, discerner la force vitale, résistante et libre des êtres comme la fragilité imprévisible de leur destin et la vanité de leurs ambitions, mais toujours célébrer quelque part leur délicate et éphémère beauté de vivants. Ainsi font les cinéastes qui ont frappé à notre porte cette année, riches de la variété de chacune de leurs propositions formelles et de chacun de leurs récits. »

Les cinéastes programmateurs 2018

Aurélia Barbet, Laurent Bécue-Renard, Karim Bensalah, Marie Dumora, Alice Fargier, Philippe Fernandez, Jean-Louis Gonnet, Ilan Klipper, Mathieu Lis, Chloé Mahieu, Vladimir Perisic, Lila Pinell, Idir Serghine, Pierre Vinour.


LA PROGRAMMATION ACID CANNES 2018 :


L'ACID TRIP#2 PORTUGAL :


LES SÉANCES SPÉCIALES : 


La 26e édition de l'ACID Cannes se tiendra du mercredi 9 au vendredi 18 mai 2018.

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