L'Amour debout

Un film de Michaël Dacheux

L'Amour debout

Un film de Michaël Dacheux

France - 2018 - 83 min

Martin, dans un dernier espoir, vient retrouver Léa à Paris. Ils ont tous deux vingt-cinq ans et ont vécu ensemble leur première histoire d’amour. Désormais, chacun s’emploie à construire sa vie d’adulte.

Martin, in a last ditch hope, comes to meet Léa in Paris. They are both twenty-five and shared their first love story together. They are both now striving to mature.

Avec :
Paul Delbreil , Adèle Csech , Samuel Fasse , Jean-Christophe Marti , Thibaut Destouches , Shirley Mirande , Pascal Cervo et Françoise Lebrun

EN SALLE

Sorti le 30 janvier 2019

En salle

A propos de l'Amour debout

Cette histoire pourrait se dérouler dans un roman de Balzac. Cette fois, les Illusions perdues sont celles de Martin et Léa, deux jeunes provinciaux qui viennent de se séparer et qui montent à Paris pour se trouver une place. Mais comment se reconstruire après l'échec du premier amour ? Et que signifie entrer de plain-pied dans le monde adulte ? A l'intérieur de soi, il y a aussi un être mystérieux que l'on ne connaît pas.

Martin et Léa ne sont pas des héros modernes. Il y a en eux quelque chose de romantique, qui résiste à l'air du temps, à son obsession de réussite et d'efficacité. Ce sont des êtres sensibles, doux et délicats, qui avancent à leur rythme. Ils aiment parler de films, de livres, de musique ; l'art est un espace de liberté ; certaines œuvres sont pour eux des rencontres essentielles, qui ont le pouvoir de les aider à se comprendre, à mûrir.

Il est aussi question de courage. Celui de faire son "saut dans l'existence", d'accepter les désirs enfouis, d'être sincère avec soi-même. Pour Martin, il s'agit entre autres de faire son premier film, de se lancer dans une vie de création. Une vie exaltante, mais éprouvante aussi. Comme dirait Jérôme, son ami, "avoir la gnaque tous les matins, ça ne va pas forcément de soi."

Pour filmer ces jeunes gens, il fallait une mise en scène à leur image, élégante, épurée et sans effets appuyés, généreuse avec le spectateur, qui le laisse libre de ses émotions, libre de se laisser porter par la musicalité du film, de s'y retrouver au gré de ses propres souvenirs de jeunesse, comme dans les grands romans d'apprentissage. 

Ilan Klipper

 - 

Cinéaste


Lila Pinell

 - 

Cinéaste


Chloé Mahieu

 - 

Cinéaste


Mathieu Lis

 - 

Cinéaste


Paroles de cinéastes

À PROPOS DE L'AMOUR DEBOUT

L'Amour debout est un film essentiel et précieux qui, s'il connaît ses classiques (on pense à Jean Eustache ou Éric Rohmer), réussit surtout à inventer une nouvelle syntaxe du désir. Michaël Dacheux a su capter quelque chose de l'époque et de ses nouveaux codes, cette précarité qui gagne un à un tous les domaines, professionnels, sentimentaux et sexuels.

C'est un film très simple et très libre à la fois. Une jeune femme moderne aime un jeune homme moderne, qui lui-même aime un jeune homme moderne. L'humilité de son histoire et des rapports entre les personnages placent le film dans un temps incertain, à la fois en prise avec ce qui nous est très concret et contemporain, à la fois plus suspendu et badin. Le réalisateur fait jouer ses acteurs et ses actrices à la manière d'une petite troupe de théâtre où chacun amène ses singularités et leur joie de se retrouver. Cela insuffle une fraîcheur qui semble circuler de scènes en scènes et passer entre tous les nombreux bâtiments qui ornent L'Amour debout. Les architectures originales que l'on ne cesse de croiser sont comme des métaphores du film : parfois classiques, parfois joliment biscornues, parfois très solides, parfois chancelantes, elles composent un parcours urbain poétique. Rester debout dans ce paysage en perpétuel mouvement et s'y aimer librement, voici la belle promesse que nous fait Michaël Dacheux.

Jean-Marc Delacruz

 - 

Programmateur


L'Omnia République Rouen
Paroles de programmateurs

Deux divisé par deux égal quatre...

L'art permet tout ! Même d'ignorer souverainement des données aussi contraignantes que celles des mathématiques. Ainsi de ces deux anciens amants, Martin (Paul Delbreil) et Léa (Adèle Csech), montés tous deux, et séparément, à Paris - deux divisés en deux, donc -, et qui vont chacun tenter, après avoir constaté l'impossibilité d'une ressoudure entre eux, de trouver une nouvelle âme et un nouveau corps auxquels s'unir. Résultat de la division initiale : quatre, donc.

Dans cette quête, chacun se détournera du modèle initialement pratiqué : Léa cherchera refuge dans les bras d'un musicien bien plus âgé qu'elle, JC (Jean-Christophe Marti), alors que Martin avait à peu près son âge, et celui-ci tentera de vivre pleinement son homosexualité, en acceptant le risque d'un amour véritable pour un autre homme, au lieu de s'en tenir à des échanges uniquement et furtivement sexuels, pratiqués « debout ». Oser le lit, donc, pour lui... Oser la barque, ou la péniche, pour elle, l'amour au fil de l'eau : très belle scène d'abandon fluvial, allongés dans la cabine, entre Léa et JC... Consentir à s'étendre, se coucher, serait ainsi, pour l'un comme pour l'autre, la meilleure façon de vivre son « amour debout », un amour plein, entier, dans lequel on ne craint pas d'aimer « trop » - comme l'avoue Léa - l'autre...

Sans peur des contrastes, Michaël Dacheux, qui signe ici son premier long-métrage, convoque des compositeurs classiques, de Schumann à Ravel, et accompagne cette histoire intimiste d'une ample musique orchestrale, qui souligne la radicalité et la démesure avec lesquelles sont vécus ces drames intérieurs... Autre audace : il n'hésite pas à filmer le milieu qu'il connaît, celui des passionnés de culture et de cinéma, volontiers même professionnels dans cette branche, tels Martin, certains de ses amis... On retrouve ainsi, par moments, le climat des cinéastes qui furent ses maîtres : Eustache, Truffaut, Godard... Comme dans ces débuts de la Nouvelle Vague, certains moments de grâce sont atteints.


Anne Schneider

 - 

Spectatrice et contributrice à Sens Critique


Paroles de spectateurs

L'ACID lance son université populaire, l'ACID POP !

L'ACID lance son université populaire, l'ACID POP

Le cinéma par ceux qui le font !


L'ACID est une association composée de cinéastes. Si elle réunit une immense diversité de regards, elle se caractérise par des approches voisines du travail cinématographique, des façonnages singuliers, souvent artisanaux, pour lesquels ces filmmakers sont sur tous les fronts.

Qu'est ce qui nourrit l'inspiration des cinéastes ? Comment au quotidien – de l'écriture au tournage – fabriquent-ils leurs films – qu'ils soient fiction ou documentaire ? Comment les mettent-ils en scène ? Comment travaillent-ils avec leurs acteurs ou leurs protagonistes ? 

Ce sont ces expériences de fabrication que les cinéastes viendront mettre en partage avec les publics.


Comme dans une université populaire, il s'agit d'une saison se déroulant tout au long de l'année, imaginée avec des salles adhérentes ACID. Chaque séance est construite autour d'un film choisi par les cinéastes de l'ACID et se déroule en trois temps : 

1. Dialogue autour d'une question de cinéma traversant le film

2. Projection du film

3. Echange avec le public.


L'ACID POP débute en novembre 2018 dans 7 salles pilotes sur un rythme mensuel, jusqu'en juin 2019. La première séance aura lieu le lundi 12 novembre à 20h au MK2 Quai de Seine.


> Pour accéder au programme complet, cliquez ici <


La saison pilote ACID POP 2018 - 2019

  • Cinéma américain : reste-t-il encore des artisans ? Avec Thunder Road de Jim Cummings
  • Personnes et personnages : et si on plongeait les acteurs dans le réel ? Avec Il se passe quelque chose de Anne Alix
  • Filmer les sentiments : romantisme ou réalisme, faut-il vraiment choisir ? Avec L'Amour debout de Michaël Dacheux 
  • Créer en liberté : comment perdre son scénario pour mieux le retrouver ? Avec Avant l'aurore de Nathan Nicholovitch
  • Il n'y a pas de différence entre un film historique et un film de science-fiction - Avec Un Violent désir de bonheur de Clément Schneider 
  • « Documentaire », vraiment ?! Filmeurs et filmés, n'est-on jamais que des inventeurs de récits ? Avec Of Men and War [Des hommes et de la guerre] de Laurent Bécue-Renard 
  • Entre captation et recréation du réel : où est la mise en scène dans le cinéma documentaire ? Avec Spartacus & Cassandra de Ioanis Nuguet 
  • De l'art du portrait au cinéma : un corps à corps ? Avec Cassandro the Exotico! de Marie Losier
  • Filmer l'autre : trouver la bonne distance - Avec Dans la terrible jungle de Caroline Capelle et Ombline Ley

> Les premières dates ici <


Les salles adhérentes partenaires :

  • L'Atalante, Bayonne ( (Pyrénées-Atlantiques, Nouvelle-Aquitaine) - Programme documentaire 
  • Le Bretagne, Saint-Renan (Finistère - Bretagne) 
  • Le Cigalon - Cucuron (Vaucluse - PACA)
  • Le Cin'Hoche, Bagnolet (Seine-Saint-Denis - IDF) 
  • Le Kursaal, Besançon (Doubs - Bourgogne-Franche-Comté) 
  • Le Méliès, Villeneuve d'Ascq (Nord - Hauts de France) 
  • Le MK2 Quai de Seine, Paris (IDF)
Actualité

3 FILMS ACID DANS L'EDITION 2019 DE YOUNG FRENCH CINEMA

Trois films de la programmation ACID Cannes 2018 font partie de la 5e édition de YOUNG FRENCH CINEMA, qui présente au public américain une sélection de films réalisés par de jeunes talents français sans distributeur américain à ce jour.

Le programme vise les salles d'art et d'essai, les ciné-clubs, le réseau de l'Alliance Française et les universités américaines. 

En 2018 et 2017 Avant la fin de l'été de Maryam Goormaghtigh et Swagger d'Olivier Babinet faisaient partie de la sélection, et Olivier Babinet avait effectué deux tournées aux États-Unis pour y accompagner son film.


+ d'infos sur l'édition 2019 ici.

Merci à UniFrance et aux Services Culturels de l'Ambassade Française aux Etats-Unis pour leur appui et soutien aux films de l'ACID !


Three films from the ACID Cannes 2018 selection are part of the 5th edition of YOUNG FRENCH CINEMA, a program set up by UniFrance and the Cultural Services of the French Embassy, as a way to bring French films with no US distribution to art house cinemas, film societies, the Alliance Française network and American universities. 

Actualité

L'ACID dévoile sa programmation pour l'ACID Cannes 2018 !

Cliquez ici pour télécharger l'agenda des séances / Click here to download the agenda


Pour sa 26ème édition, les cinéastes de l'ACID auront le plaisir de présenter à Cannes un programme de 9 longs métrages dont 8 premiers longs, qui seront présentés et accompagnés par les cinéastes de l'association et les équipes des films. 11 cinéastes accueillis à l'ACID, dont 7 femmes.

Ce programme est enrichi d'une séance spéciale « ACID Patrimoine », d'un focus sur le cinéma portugais, l'ACID TRIP #2 Portugal -- et d'une séance spéciale « sortie prochaine » de Mirinda, Avant l'aurore de Nathan Nicholovitch.


« Ausculter le monde, trouver au fond de soi le geste le plus juste pour en témoigner, le rejeter, puis l'aimer encore et à nouveau. Le filmer en réinventant sans cesse le regard. Saisir ses névroses carabinées comme sa folie douce, discerner la force vitale, résistante et libre des êtres comme la fragilité imprévisible de leur destin et la vanité de leurs ambitions, mais toujours célébrer quelque part leur délicate et éphémère beauté de vivants. Ainsi font les cinéastes qui ont frappé à notre porte cette année, riches de la variété de chacune de leurs propositions formelles et de chacun de leurs récits. »

Les cinéastes programmateurs 2018

Aurélia Barbet, Laurent Bécue-Renard, Karim Bensalah, Marie Dumora, Alice Fargier, Philippe Fernandez, Jean-Louis Gonnet, Ilan Klipper, Mathieu Lis, Chloé Mahieu, Vladimir Perisic, Lila Pinell, Idir Serghine, Pierre Vinour.


LA PROGRAMMATION ACID CANNES 2018 :


L'ACID TRIP#2 PORTUGAL :


LES SÉANCES SPÉCIALES : 


La 26e édition de l'ACID Cannes se tiendra du mercredi 9 au vendredi 18 mai 2018.

Retrouvez toutes les informations ici

Article
Vidéo
Vidéo
Vidéo
Vidéo

Recherche