Edito ACID Cannes 2002

Alain
Gomis

Cinéaste

C'est un matin lunaire. Il est à peu près 11 heures, on est sur les hauteurs de Cannes, pour la première projection publique de L'Afrance. En fait, c'est là que se trouve la MJC Picaud, et la salle est remplie de retraités cannois, et d'une classe de première, traînée par son professeur de français. C'est-à-dire qu'au milieu des strass, des palmiers, du champagne et des stars, moi je vais faire un débat à la MJC avec des petits vieux du coin, en plus réputés pour leur ouverture vers les peuples basanés, et des ados forcés. Pourtant cette première représentation reste une très belle surprise, on se comprend. 

Le soir, à la salle des Arcades, on se rapproche du Palais des Festivals, donc plus de pros, trois ou quatre journalistes, des distributeurs et des exploitants intéressés, et puis surtout le début d'un petit bruit, un bruissement, mais un truc qui fait que tout à coup on existe. On nous a vu, on s'intéresse à nous et on vient nous voir. On sait alors qu'on nous prêtera vie.

Alain Gomis

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Cinéaste


Publié le jeudi 09 novembre 2017
Mis à jour le jeudi 09 novembre 2017

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