de Jean-Marc Delacruz
En sortant de la projection du film de Phan Dang Di, une délicieuse sensation nous envahit. Au carrefour des solitudes de cette famille chaque membre désire et rêve du désir avec un ou une autre. Le film traite de l'inassouvissement du désir dans nos vies et de la banalité de l'existence.
À propos du film : Bi, n'aie pas peur !
de Grégory Le Perff
Film dont l’ambition plastique, à la limite de l’abstraction, est évidente, Black Blood est également un pamphlet politique plutôt malin.
À propos du film : Black Blood
de Boris Spire
Tout commence et se termine par une plongée dans un tableau de Jérôme Bosh. L’image est forte et juste, ces Noces éphémères nous emmènent dans un tourbillon, celui du petit théâtre de la vie, où les désirs, les peurs et les joies s’entremêlent jusqu’à l’ivresse.
À propos du film : Noces Ephémères
de Matthias Chouquer
Moustache, timide, petite voix, corps sec, Jean-François Sauvageau partage son temps entre deux métiers : un vieux bowling et un motel tout aussi décati. Il lustre et chiffonne le parquet des pistes puis s’attaque aux chambres. Son corps s’insère toujours un peu de travers dans le cadre. Il a cette foncière inadaptation à la vie en communauté.
À propos du film : Curling
de Michèle Demange
Putty hill n’est pas un film de plus sur le deuil, c’est une autre proposition originale entre fiction et documentaire qui exclut les artifices et le pathos qui collent habituellement au thème.
À propos du film : Putty Hill
de Christophe Duthoit
Par le cinéma Renate Costa restitue l’identité de son oncle défunt resté « mystérieux » pour qui n’a pas voulu le regarder. C’est à partager cette quête cinématographique que nous sommes conviés. Très proche de nos histoires, Cuchillo de Palo nous montre sans tergiverser l’arme redoutable que peut être la norme hétérocentrée lorsque celle-ci sert de pilier à la dictature.
À propos du film : 108 (Cuchillo de palo)
de Eugène Andréanszky
Gilles Porte nous invite à un beau voyage en enfance à travers cultures ,ethnies et continents.
À propos du film : Dessine-toi
de Yannick Reix
Le film ouvre sur le capot rutilant d’une BMW, la voiture est à l’arrêt, son conducteur est d’abord contemplatif, puis pédale au plancher, transforme un campement de caravanes en circuit automobile. Le véhicule dans sa course circonscrit déjà le territoire, tout se passera là, dans cet endroit indéterminé, quelque part en bordure de la cité.
À propos du film : La BM du Seigneur
de Mathieu Labrouche
Marina Déak laissant ces discours passer leurs chemins tout tracés, prend son temps et son époque. De séquence en séquence, elle cultive son imperfection. Et nous bouleverse. Pour peu qu’on accepte le rendez-vous. Son film se mérite. Son film nous mérite.
À propos du film : Poursuite