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Vif-Argent

Un film de Stéphane Batut

Vif-Argent

Un film de Stéphane Batut

France - 2019 - 106 min

Juste erre dans Paris à la recherche de personnes qu’il est seul à voir. Il recueille leur dernier souvenir avant de les faire passer dans l’autre monde. Un jour, une jeune femme, Agathe, le reconnaît. Elle est vivante, lui est un fantôme. Comment pourront-ils s’aimer, saisir cette deuxième chance ?

Juste wanders the streets of Paris looking for people only he can see. He collects their last memory before helping them into the afterlife. One day Agathe, a young woman, recognizes him. She belongs to his previous life. She is alive and he is a ghost. How will they manage to love each other and seize this second chance?

Avec :
Thimotée Robart , Judith Chemla , Saadia Bentaïeb , Djolof Mbengue , Marie-José Kilolo Maputu et Cecilia Mangini

EN SALLE

Sorti le 28 août 2019

En salle

L'ACID et France Culture lancent le "Coup de coeur des jeunes"

Suite au partenariat initié en avril 2019, l'ACID et France Culture lancent cette année à Cannes un « Coup de cœur des jeunes ACID - France Culture », au côté du Prix France Culture Cinéma des étudiants. 

Trois films soutenus conjointement, et sortis en salles entre avril 2019 et mars 2020, seront soumis au vote des jurés jeunes : 

  • VIF-ARGENT de Stéphane Batut
  • NE CROYEZ SURTOUT PAS QUE JE HURLE de Frank Beauvais
  • MICKEY AND THE BEAR d'Annabelle Attanasio 

Ces trois longs métrages s'ajoutent aux cinq de la sélection du Prix France Culture Cinéma des Etudiants, soumis au vote du même jury.


APPEL À CANDIDATURE

Étudiants et fans de cinéma, testez votre sens critique et soutenez un film indépendant en intégrant le juré. Visionnez des films présélectionnés et soutenus par France Culture cette année, votez en ligne et décernez le prix à votre lauréat(e) !

1. CANDIDATURE

Pour intégrer le jury 2020, il faut obligatoirement être scolarisé dans un établissement d'enseignement supérieur et envoyer avant le 15 avril 2020 minuit, une critique sur le film de votre choix. Elle peut être sous forme écrite (1000 signes) audio ou vidéo (1 mn via un lien viméo, youtube, dailymotion….) et doit être déposée sur la plateforme en ligne dédiée ICI. Un mail de confirmation validera votre participation au jury 2020. 

2. VOTE

Début avril, le jury visionne les films et vote sur une plateforme en ligne avant le 15 mai 2020.

PRIX FRANCE CULTURE CINÉMA DES ETUDIANTS :

  • ATLANTIQUE de Mati Diop
  • TU MÉRITES UN AMOUR d'Hafsia Herzi
  • HISTOIRE D'UN REGARD de Mariana Otero
  • TROIS ÉTÉS de Sandra Kogut
  • MIGNONNES de Maïmouna Doucouré

COUP DE COEUR ACID-FRANCE CULTURE :

  • VIF-ARGENT de Stéphane Batut
  • NE CROYEZ SURTOUT PAS QUE JE HURLE de Frank Beauvais
  • MICKEY AND THE BEAR d'Annabelle Attanasio  

3. REMISE DU COUP DE COEUR

Le Coup de cœur ACID - France Culture sera remis pendant le Festival de Cannes 2020, au même moment que le Prix France Culture Cinéma des Étudiants et le Prix France Culture Cinéma Consécration.

Si le Festival n'a pas lieu, nous vous indiquerons les conditions et le lieu de la nouvelle remise de Prix.


> Toutes les informations concernant le Coup de coeur et les prix France Culture sont à retrouver sur la page Facebook @PrixFCCE <

> Par ici pour + d'informations sur l'ACID Cannes <

Actualité

Création du personnage - L'ACID POP à distance #7

Le 4 mai 2020


Aujourd'hui et comme chaque lundi, nous vous proposons de plonger avec nous dans le catalogue de l'ACID POP, notre université populaire, afin de faire vivre le cinéma que nous défendons via des captations de rencontres, des propositions de films en VOD, etc...

Aujourd'hui, et comme chaque lundi, on continue de parcourir le catalogue de l'ACID POP, notre université populaire lancée en 2018. Focus sur la séance du 16 novembre 2019 au mk2 quai de Seine à Paris, autour de la question « NAISSANCE DU PERSONNAGE : CHAQUE VIE PORTE SON ROMAN ». Avec la projection de VIF-ARGENT de Stéphane Batut, et les cinéastes de l'ACID Stéphane Batut & Michaël Dacheux.

  • Naissance du personnage : chaque vie porte son roman

Pour un cinéaste, recueillir une simple expérience ou un souvenir peut faire surgir la trajectoire d'un personnage. Un individu rencontré peut alors devenir un modèle, comme en peinture, et le film se faire le spectacle de sa métamorphose en héros de fiction.

« Vif-Argent questionne cette place flottante où se forme la fiction, au point de rencontre entre le surgissement du récit documentaire dans le champ du film et l'imagerie fantasmée qu'elle suscite chez son auditeur (cinéaste ou spectateur). » Stéphane Batut


Extraits projetés

  • Lola Montès, Max Ophüls (1955)
  • Les Bureaux de Dieu, Claire Simon (2008)
  • Le Goût de la cerise, Abbas Kiarostami (1997)
  • Irène, Alain Cavalier (2009)
  • Barbara, Mathieu Amalric (2017)

> Toutes les options VOD pour (re)voir VIF-ARGENT <


> Contenu détaillé à retrouver ici ; ainsi que sur les sites de nos partenaires France Culture et Mediapart <


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Article

À propos de Vif-Argent

Il en va des films comme des personnes : il en est que l'on n'a pas envie de quitter. A l'image de Juste qui ne peut partir de ce monde en laissant derrière lui une histoire d'amour inachevée, nous, spectateurs, ne pouvons lâcher dans l'oubli les personnages de Vif-argent. En discrets anges gardien de cinéma, Agathe et Juste nous accompagnent bien après la projection.

Qu'est-ce qui fait qu'un film donne envie de l'habiter, encore et encore ? Qu'en sortant de la pénombre de la salle de cinéma, on marche dans les rues en espérant y croiser ces êtres de fiction avec lesquels on vient de partager un peu de notre temps ? Heureusement, le cinéma recèle assez de mystères pour ne pas donner toutes les réponses… « Je suis un romantique qui doute » dit le réalisateur Stéphane Batut. Pourtant, avec l'assurance d'un timide « un soir d'audace », il ose : le lyrisme plutôt que le cynisme complaisant, la simple douceur au lieu du hâbleur spectaculaire, la poésie sans esbrouffe, la fantaisie plutôt que le vérisme. Il actualise, sans choir dans un exercice de cinéphilie nécrophage, le réalisme fantastique issu tant du cinéma français (Cocteau, Franju, Clair…) que du réalisme magique latino-américain.

Loin d'un grisâtre royaume des ombres, Vif-argent est un film lumineux (splendide travail de la chef op Céline Bozon), brillant de lumières - artificielles qui réchauffent les nuits et solaires qui illuminent les jours. Le plaisir voire la nécessité de raconter des histoires et la croyance indéfectible dans les forces qu'elles révèlent, sont au cœur du film. Avant de quitter ce monde, les personnages de Vif-argent doivent livrer un souvenir à Juste qui se fait collecteur et passeur de récits – comme un cinéaste. Et, tels d'intemporels Schéhérazade, Agathe et Juste (se) racontent des histoires pour gagner un supplément de vie, pour avoir du rab' d'amour.

Dans les 50's, on rêvait de tomber amoureux d'un vieux loup de mer spectral tels Mme Muir ou Pandora. En 1990, après Ghost, on tripatouillait de la glaise en écoutant les Righteous Brothers. Gageons qu'avec Vif-argent, nous chercherons l'amour dans les allées des Buttes-Chaumont en fredonnant les paroles de Ray Davies : « I go to sleep, sleep, and imagine that you're there, with me ».

Vif-argent donne envie de vivre, d'aimer… et d'aller au cinéma ! Il est de pires ambitions, non ?

Dominique Toulat

 - 

Programmateur


La Ferme du Buisson Noisiel
Paroles de programmateurs

Invitations aux spectateurs - Vif-Argent

Assumer l'artifice du cinéma : musique & son

Le travail sur la bande-son proposé par les compositeurs Benoît de Villeneuve et Gaspar Claus s'inscrit dans l'héritage de Ravel ou Debussy, du romanesque français du début de siècle. La place laissée dans la composition à la flûte évoque l'héritage mythologique de cet instrument, celui par excellence des passeurs – inventé par Hermès / Mercure (auquel le titre Vif-Argent fait indirectement référence), le dieu qui conduit les vivants chez les morts.

La formation de musique de chambre se transforme progressivement en une formation orchestrale, ce qui contribue à donner une ampleur poétique au film. Ce déploiement musical, cet artifice assumé, induit l'adhésion du spectateur au romanesque. Les parties les plus fantastiques du film s'appuient sur un rapprochement musique et images, à l'image de la scène finale où la musique symphonique répond aux éclairages bleutés sur le pont du parc des Buttes Chaumont. Car si Juste est le passeur, Stéphane Batut et Céline Bozon (chef-opératrice du film) font du 19ème arrondissement parisien l'endroit des passages fantastiques : ponts éclairés, reflets sur l'eau, il suffit de peu pour que les éléments les plus prosaïques deviennent le lieu du merveilleux. Le cinéaste traduit ici de façon poétique notre besoin de fiction pour donner un sens au réel.


Retarder la mort par la fiction

Cette nécessité de croire et se raconter des histoires traverse Vif-Argent de bout en bout et affirme une croyance rare dans le langage du cinéma. A l'instar du père de Juste qui, depuis 20 ans, ressort les images de son fils disparu. Ramener celui qui est mort, montrer ce qui n'est plus, n'est-ce pas là un retour à l'origine du cinéma : faire fiction pour lutter contre la mort de l'être aimé ?

Juste, quant à lui, trouve sa place chez les vivants en recueillant leurs derniers souvenirs alors que lui reste sans mémoire. Agathe lui ayant rendu la possibilité d'un souvenir et d'une rencontre, le voilà qui s'efface et qui disparaît. On se souvient de Rex Harrison en fantôme du Capitaine Gregg disparaissant de la vie de Madame Muir (Gene Tierney, dans Le fantôme de Madame Muir) après lui avoir raconté sa vie. La transmission du souvenir comme passage des vivants aux morts, la croyance aux fantômes ; voilà la belle question que le cinéma n'a jamais cessé de poser. Visibles, semi transparents ou invisibles, la présence des morts clandestins chez les vivants se décline visuellement par des astuces à mi-chemin entre Méliès et Franju. Le film s'attache à documenter les différentes façons d'être présent au monde dans notre société pour les anonymes, ces invisibles qui ont pour désir absolu d'être une présence pour quelqu'un... 

Au-delà du romantisme littéral et cinématographique, Stéphane Batut semble poser la question du droit à vivre dans une société quand on n'a pas d'histoire à (se) raconter.

Article

3 films ACID parmi les 13 nommés pour le Prix Louis-Delluc

L'ANGLE MORT de Patrick Mario Bernard & Pierre Trividic est en lice pour le prix Louis-Delluc.

VIF-ARGENT de Stéphane Batut et NE CROYEZ SURTOUT PAS QUE JE HURLE de Frank Beauvais sont en lice pour le prix du premier film.

 

> Plus d'infos ici <


Actualité

Here Comes the Sun - News #9

Le 14 mai 2020

Chères toutes, chers tous...


Comme nous ne sommes qu'à moitié déconfiné-e-s, et que nos chères salles obscures demeurent closes, nous continuons de partager avec vous des idées de films à voir depuis chez vous, des textes de cinéastes, des idées de musiques pour accompagner vos journées... bref, afin de faire vivre le cinéma que nous défendons.


Et puisque nous devrions être à Cannes en ce moment, nous avions envie cette semaine de revenir sur des gestes cinématographiques forts de cinéastes soutenus par l'ACID avant de recevoir la plus prestigieuse récompense cannoise.


Et si ce n'est pas encore fait, vous pouvez nous suivre sur Facebook, Instagram, Twitter !


Les cinéastes et l'équipe de l'ACID



PROPOSITIONS VOD - FUTURES PALMES D'OR

L'ESQUIVE d'Abdellatif Kechiche


Abdelkrim dit "Krimo", quinze ans, vit seul avec sa mère dans une H.L.M. de la banlieue parisienne. Il traîne son ennui dans sa cité avec Fathi, son meilleur ami, et leur bande de potes. Un beau jour, Krimo craque pour la malicieuse Lydia, une copine de cours. Mais le jeune homme n'est guère bavard et a une réputation à tenir. Comment déclarer sa flamme à la jeune fille sans perdre la face ? Une solution s'impose : soudoyer Rachid, partenaire de scène de Lydia, pour reprendre le rôle d'Arlequin dans Les Jeux de l'amour et du hasard de Marivaux, que certains élèves de la classe montent pour la fête de l'école. Ce que Krimo n'ose avouer à Lydia, Marivaux le fera à sa place. Mais l'audacieuse manœuvre vire au parcours du combattant pour le timide jeune homme.


Soutenu par l'ACID en 2003 - A voir en VOD sur Orange


UZAK de Nuri Bilge Ceylan


Un photographe, hanté par un sentiment de vide entre sa vie et ses idéaux, se trouve obligé d'accueillir chez lui un jeune parent qui a quitté son village à la recherche d'un travail sur un bateau pour partir à l'étranger.


Soutenu par l'ACID en 2003 - Toutes les options VOD


UN PEU DE LECTURE...

« On pouvait croire la quête d'Orphée remisée au rang de vieille lune coctalienne, et la voici ici ravivée : le pari est rare, signe d'un beau courage, battant en brèche les modes. Vif-Argent arrive comme un réconfort pour rassurer notre croyance dans le cinéma à faire se rencontrer des mondes a priori hermétiques, en refusant l'inéluctable. »

« Le film fait dialoguer ensemble les morts et les vivants, incarnés avec douceur et sans ironie : finesse des comédiens, de leur voix, de leur visage et de leur peau, sensuellement irradiés d'une lumière franche, sertis du lyrisme de la musique. Armé d'une mémoire cinéphile qui veille en amitié et agit comme un moteur souterrain encore plein de vie, il faut faire preuve d'une audace et d'une ambition peu communes pour organiser une si belle circulation, tout un jeu de passages (secrets), dans des espaces urbains que l'on croyait déjà connaître et qui se font limbes ou Styx, par la vigueur et la simple joie de la mise en scène. La grâce du film tient aussi à ce qu'il ménage des brèches vers des ailleurs lumineux, à sa façon si délicate de recueillir les souvenirs, dans des écrins de paroles et d'images, et à ce qu'il s'attache autant à la simple matérialité des choses, selon un romantisme sans pompe, littéral et mystérieux. »


Les cinéastes Aurélia Barbet, Michaël Dacheux & Clément Schneider à propos de VIF-ARGENT de Stéphane Batut




...ET DE LA MUSIQUE

Bonnie Prince Billy - "I See a Darkness"

Au générique de NE CROYEZ SURTOUT PAS QUE JE HURLE de Frank Beauvais


Ce sentiment quand on peut enfin sortir sans attestation

(images tirées de MERCURIALES de Virgil Vernier - Programmé à l'ACID Cannes 2014)


 > Contenu à retrouver également sur les sites de nos partenaries Mediapart et Télérama <


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Article

3 FILMS ACID DANS L'EDITION 2020 DE YOUNG FRENCH CINEMA

Trois films de la programmation ACID Cannes 2019 font partie de la 6e édition de YOUNG FRENCH CINEMA, qui présente au public américain une sélection de films réalisés par de jeunes talents français sans distributeur américain à ce jour.

Le programme vise les salles d'art et d'essai, les ciné-clubs, le réseau de l'Alliance Française et les universités américaines. 

L'année dernière trois films faisaient partie du programme Young French Cinema : Cassandro the Exotico! de Marie Losier, Il se passe quelque chose d'Anne Alix, et L'Amour debout de Michaël Dacheux.


+ d'infos sur Young French Cinema ici.


Merci à UniFrance et aux Services Culturels de l'Ambassade Française aux Etats-Unis pour leur appui et soutien aux films de l'ACID.


Three films from the ACID Cannes 2019 selection are part of the 6th edition of YOUNG FRENCH CINEMA, a program set up by UniFrance and the Cultural Services of the French Embassy, as a way to bring French films with no US distribution to art house cinemas, film societies, the Alliance Française network and American universities. 

Actualité

À PROPOS DE VIF-ARGENT

On pouvait croire la quête d'Orphée remisée au rang de vieille lune coctalienne, et la voici ici ravivée : le pari est rare, signe d'un beau courage, battant en brèche les modes. Vif-Argent arrive comme un réconfort pour rassurer notre croyance dans le cinéma à faire se rencontrer des mondes a priori hermétiques, en refusant l'inéluctable. Le film fait dialoguer ensemble les morts et les vivants, incarnés avec douceur et sans ironie : finesse des comédiens, de leur voix, de leur visage et de leur peau, sensuellement irradiés d'une lumière franche, sertis du lyrisme de la musique. Armé d'une mémoire cinéphile qui veille en amitié et agit comme un moteur souterrain encore plein de vie, il faut faire preuve d'une audace et d'une ambition peu communes pour organiser une si belle circulation, tout un jeu de passages (secrets), dans des espaces urbains que l'on croyait déjà connaître et qui se font limbes ou Styx, par la vigueur et la simple joie de la mise en scène. La grâce du film tient aussi à ce qu'il ménage des brèches vers des ailleurs lumineux, à sa façon si délicate de recueillir les souvenirs, dans des écrins de paroles et d'images, et à ce qu'il s'attache autant à la simple matérialité des choses, selon un romantisme sans pompe, littéral et mystérieux.


One could have thought Orfeus' quest forever shunned as one of Cocteau's passé passions, and this film has found it renewed. The gamble is rare, and shows great courage, fighting fashion fads. This film comes as a comfort, reassuring our beliefs in cinema, and it's ability to make worlds apart come together, refusing what was deemed unavoidable. The film creates a dialog between the living and the dead, embodied with gentleness and without irony: the actors' delicacy, their voices, their faces, their skins, sensuously irradiating an honest light, set with musical lyricism. Armed with a cinephilic memory, which keeps a friendly vigil and acts like an underground fuel, a keen audacity and an uncommon ambition are necessary in order to articulate such a beautiful circulation. An entire network of (secret) passages, in urban spaces one could think were familiar but which the film changes into limbos or the Styx, by the vigorous and simple joy of the mise en scène. The film's grace is also due to the breaches it offers onto luminous outside worlds. To the delicate manners in which it collects memories, treating words and images like precious pearls. And to the manner it connects to a simple materialism of things, coming from a romanticism without bombast, both mysterious and literal. 

Aurélia Barbet

 - 

Cinéaste


Michaël Dacheux

 - 

Cinéaste


Clément Schneider

 - 

Cinéaste


Paroles de cinéastes

There is a light that never goes out - News #4

Le 9 avril 2020

PROPOSITIONS VOD COLLECTION PRINTEMPS - ÉTÉ

ON APPELLE ÇA... LE PRINTEMPS de Hervé Le Roux


Fanfan quitte son copain Charles et pense pouvoir être hébergée par son amie Joss. Sauf que en ce moment, Joss abandonne le domicile conjugal. Fanfan et Joss n'ont plus qu'à aller frapper à la porte de Manu, la soeur de Fanfan qui les recueille jusqu'à ce que Mytch, le copain de Manu, ne mette tout le monde à la porte. Nos trois petits cochons poursuivent leur cavale, tandis que les trois grands méchants loups ont vite fait de se mettre en meute pour traquer leurs fuyardes.


Soutenu par l'ACID en 2000 - À regarder en VOD ici


LE DERNIER ÉTÉ DE LA BOYITA de Julia Solomonoff


L'été en Argentine, Jorgelina avait l'habitude de jouer avec sa sœur dans la « Boyita », la roulotte garée au fond du jardin. Mais cette année, tout est différent : ses parents se séparent et sa sœur, désormais adolescente, devient une étrangère pour elle. Alors Jorgelina part à la campagne en quête de Mario, le fils des paysans voisins. Ensemble, ils découvrent les mystères de leurs identités sexuelles. Un film sur l'éveil, une œuvre intimiste racontée à hauteur d'enfant.


Soutenu par l'ACID en 2009 - Les options VOD


UN PEU DE LECTURE...


« Nous voyons tellement de films glacés-glaçants, de films calculés, élaborés, de films parfaits, finis… De films morts… Que lorsque surgit un film vivant, une joie immense nous envahit et on se reprend à croire que le cinéma peut être aussi un geste d'amour envers le monde et envers lui-même ; et ça nous fait plaisir car le doute s'était installé. »



« Lulu est un film sur l'Entre deux dans lequel nous habitons tous. Où commence la mer ? Où finit la terre ? Où commence la femme ? Où finit l'homme ? Lulu nous fait éprouver le sentiment que chacun se trouve tantôt ici tantôt là, que chacun est l'Autre. Lulu bouleverse le « Mythe de l'autre côté » comme l'écrit Claudio Magris et nous dit qu'il n'y a pas dans ce bouleversement matière à s'angoisser, qu'il ne faut pas avoir peur, parce que c'est notre condition même et que cela ouvre une infinité de possibilités. Tout cela étant dit avec une évidence du plan qui se suffit à lui-même pour peu qu'on veuille y croire. Et on se laisse emporter jusqu'au moment où Jean Henri devient si léger (je vous le jure ) qu'il monte au ciel. Pour de vrai : Les retrouvailles amoureuses de Lulu et John sort filmées du point de vue… D'un ange. Lulu est un film contre tout ceux qui savent ce que c'est la vie, contre tout ceux qui savent ce que c'est le cinéma, contre tous les « crétins vaniteux » dont parle Monsieur Jean Pierre Kalfon avec sa si belle voix. L'amour de Jean-Henri pour les hommes (et/ou les femmes ) et pour le cinéma n'a pas été entamé par les méchantes choses que la vie réserve à chacun d'entre nous. Il nous livre un film de jeune homme, avec toutes les magnifiques hésitations des premiers films. J'en suis jaloux. »


Le cinéaste de l'ACID Robert Guédiguian à propos de LULU de Jean-Henri Roger


> Lire l'intégralité du texte ici <


...ET DE LA MUSIQUE

Morceau entendu dans VIF-ARGENT de Stéphane Batut


Et pour celles et ceux qui sont plutôt team podcasts ; on vous propose de réécouter le cinéaste Diego Governatori dans Par les temps qui courent, l'émission de Marie Richeux sur France Culture : « L'ENJEU DU FILM EST DE SAISIR L'INSAISISSABLE »


RAPPEL

Plus qu'une semaine avant la fin de l'appel à candidatures pour participer au Coup de coeur des jeunes ACID - France Culture !


> Plus d'infos ici <


ET POUR FINIR, LE PLEIN D'AUTRES PROPOSITIONS CINÉPHILES


  • Les cinémas de l'Hexagone continuent de se mobiliser pour proposer des films (notamment sur La Toile) et conserver le lien avec tous leurs publics. Citons cette semaine, entre autres :

    - La Ferme du Buisson (Noisiel), qui a mis en place une programmation à la maison, via newsletter & réseaux sociaux : La Ferme coconfinée. En partenariat avec l'Agence du Court et le Réca, 4 courts métrages (2 adultes & 2 jeune public) sont à découvrir chaque semaine, ainsi qu'un feuilleton dessiné et des tutos inattendus.

    - La Baleine à Marseille, dont nous vous parlions déjà les semaines précédentes, et qui organise ce dimanche 12 avril à 18h une rencontre avec les cinéastes de l'ACID Alice Odiot et Jean-Robert Viallet pour leur film DES HOMMES. Rendez-vous sur Zoom.

    - Le Club à Douarnenez & l'Association La Toile d'Essai ont déplacé leur défi "kino" en ligne : le Kinoconfiné. Chaque semaine, un nouveau thème et le challenge de réaliser un court-métrage de 3minutes en 48h. Nouveaux films à découvrir les vendredis soirs ici.

  • Autre proposition ludique ; un quizz cinéma animé sur Facebook par Cannes Université.

  • SAC LA MORT d'Emmanuel Parraud, programmé à l'ACID Cannes 2016 puis soutenu à sa sortie, est actuellement disponible sur deux plateformes VOD, ici et .

  • La 26ème édition du Festival national du film d'animation a démarré en ligne sur UniversCiné.

  • Le GREC propose une séance de 4 films en ligne chaque semaine. Aujourd'hui, « Au coin de la rue » , après une première semaine sur le sport et avant « Depuis ma fenêtre » et « Bain de foule et besoin de fête »... L'esprit du temps.

  • Chaque mercredi à 15h, le Centre Pompidou partage un film de leur collection, à la croisée des avant-gardes, du cinéma expérimental, du documentaire et du film d'artiste. Après Les Mains négatives (1979) de Marguerite Duras ; découvrez La Première partie du roi Henri IV de double V Shakespeare : une analogie (1972) de Joëlle de la Casinière.

  • Et l'article pour finir : Yes we Cannes ? Coronavirus : les festivals de cinéma cherchent une issue ; à lire sur Le Monde.


Qui s'est mis à espionner ses voisin-e-s ?

(image tirée de L'ANGLE MORT, Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic - ACID Cannes 2019)

Article

Découvrez les films de l'ACID Cannes !

L'ACID est de retour de Cannes où la programmation de 9 long-métrages et d'un focus ACID TRIP #3 Argentine a connu un grand succès à la fois critique, professionnel et public avec une augmentation de fréquentation de 10%.

Merci à toutes les équipes de films et aux acteurs précieux de cette chaîne solidaire : cinéastes, spectateurs, producteurs, exploitants, distributeurs, vendeurs et partenaires, qui permettent aux films sans distributeurs de trouver le chemin des salles.

Ainsi,

Rêves de jeunesse sortira chez Shellac le 31 juillet

• Vif-Argent chez les Films du Losange le 28 août

L'Angle Mort chez Rouge le 16 octobre

Des Hommes chez Rezo

Indianara chez New Story

Kongo chez Pyramide

Et d'autres nouvelles à venir.


En attendant les sorties, les films débutent leur carrière dans les festivals du monde entier dès le mois de juin, à commencer par le Festival de La Rochelle, le Festival du Film de Cabourg, le Champs-Elysées Film Festival

Nous vous donnons également rendez-vous pour les reprises de l'intégralité de la programmation ACID Cannes 2019 : à Paris au Louxor du 13 au 15 sept., à Lyon au Comoedia & à Marseille (La Baleine / Gyptis) du 4 au 6 oct., à Ajaccio à l'Ellipse du 11 au 13 oct., et à l'international : Tanger, Belgrade, Lisbonne, Porto...


Au plaisir de vous y retrouver !

Édito

Reprises ACID Cannes 2019

À la rentrée, retrouvez l'ensemble de la programmation ACID Cannes 2019 en France et à l'International !

> En savoir plus ici

Actualité

L'ACID dévoile sa programmation pour l'ACID Cannes 2019 !

Les cinéastes de l'ACID auront le plaisir de présenter à Cannes un programme de 9 longs-métrages dont 7 premiers longs, en présence des équipes de films et de leurs marraines et parrains de l'ACID. Sur les 5 fictions et 4 films documentaires présentés, 4 ont été réalisés ou co-réalisés par des femmes.

Ce programme est enrichi d'un focus sur le cinéma argentin, l'ACID TRIP #3 Argentine, en partenariat avec l'association de cinéastes PCI. 


« Face aux changements profonds du monde, la programmation 2019 fait la part belle aux lignes de fuite, à ces chemins par lesquels se construisent des destins, où les corps plutôt que de disparaitre ou se soumettre affirment leur présence comme point de départ d'une résistance à organiser. 

Récits fantastiques, fables émancipatrices, réalisme documentaire ? Le cinéma dont nous nous nourrissons se joue des catégories, articule des alliages esthétiques inédits ou revisités. Les personnages transcendent moins leur destin pour tendre à l'universel qu'ils ne l'incarnent dans leur singularité, leur intensité, nous offrant ainsi un accès privilégié à ce qui nous est étranger. Curieux paradoxe ? Bien plutôt le moyen, pour nous cinéastes, de mettre encore et encore le monde en partage. »

Les cinéastes programmateurs 2019

Sylvie Ballyot, Aurélia Barbet, Marta Bergman, Michaël Dacheux, Marina Déak, Delphine Deloget, Jean-Louis Gonnet, Diego Governatori, Hanna Ladoul, Marco La Via, Vladimir Perišić, Clément Schneider, Idir Serghine, Christian Sonderegger, Laure Vermeersch.


LA PROGRAMMATION ACID CANNES 2019 :


L'ACID TRIP#3 ARGENTINE :


La 27e édition de l'ACID Cannes se tiendra du mercredi 15 au vendredi 24 mai 2019.

> Retrouvez toutes les informations ici <


ACID filmmakers are thrilled to present this year in Cannes, a program of 9 feature-length films of which 7 are first time features. Films will be shown in the presence of the film crews and of their supporting filmmakers from ACID.

5 fictions and 4 documentaries, 4 of which were directed or codirected by women.

This program is enhanced by a focus on Argentinian cinema, ACID TRIP#3ARGENTINE, in partnership with Argentinian filmmakers of the PCI.


« As the world faces deep changes, this 2019 ACID program honors vanishing points and celebrates paths with which destinies are built, where bodies instead of disappearing or submitting, assert their presence, as a starting point for organized resistance.

Tales of fantasy, emancipatory fables, documentary realism? The cinema on which we thrive defies categories, articulates unseen or forgotten esthetical blends. Characters do not so much transcend their destiny to reach for the universal, rather they embody their destiny within their singularity and intensity. Granting us privileged access to what is strange, foreign. A curious paradox? Rather the means for us filmmakers, forever and again, to share the world. »

Programmers filmmakers 2019

Sylvie Ballyot, Aurélia Barbet, Marta Bergman, Michaël Dacheux, Marina Déak, Delphine Deloget, Jean-Louis Gonnet, Diego Governatori, Hanna Ladoul, Marco La Via, Vladimir Perišić, Clément Schneider, Idir Serghine, Christian Sonderegger, Laure Vermeersch.



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