Mode previewtemplate : film

Solo

Un film de Artemio Benki

Solo

Un film de Artemio Benki

France, République tchèque, Argentine, Autriche - 2019 - 85 min

Martín, pianiste virtuose et compositeur argentin, est depuis quatre ans patient de l'hôpital psychiatrique El Borda. Absorbé par la création de sa prochaine œuvre "Enfermaria", il tente en même temps de faire face à sa maladie et de retrouver, peut-être, une vie hors de l’hôpital.

Martín is a young Argentinean piano virtuoso and composer. For four years, he has been a patient of El Borda psychiatric hospital. Music filled up his life. Now he is trying to return to life outside the asylum walls, while working on his new opus, "Enfermaria".

SORTIE NATIONALE

05 mai 2021

Sortie à venir

Disparition - Artemio Benki

Artemio Benki nous a quittés. A l'ACID, nous l'avons rencontré par son film d'abord, SOLO, que nous avons aimé pour son intelligence sensible, la fragilité et la persévérance alliées ensemble. Puis nous avons rencontré Artemio en chair et en os à Cannes, dans une grande joie, le partage de cette émotion, de l'exigence qui lui avait donné vie. Artemio avait dansé toute la nuit (nous pensons aussi à sa monteuse et aux producteurs qui l'accompagnaient, avec la même joie, alors) ! Il va nous manquer.

SOLO nous reste, avec sa musique obstinée, sa tristesse et ses élans : une émotion vivante. 

Nous pensons chaleureusement à son petit garçon, rencontré lors de la reprise ACID au Louxor, levant fièrement la main dans la salle après la projection de SOLO, ainsi qu'à la mère de celui-ci et à tous ses proches. 

Les cinéastes et l'équipe de l'ACID



Communiqué

À PROPOS DE SOLO

Ne pas céder sur le désir de vivre, le courage qu'il y faut parfois, face à la part d'ombre en soi : voici ce que Solo réussit à partager. Portrait attentif de Martín, pianiste argentin au sortir d'un séjour en hôpital psychiatrique, avec son endurance, son avancée sur le fil, et l'effondrement qui le menace à chaque pas ; et tout autant miroir, patient, drôle et pathétique, de notre fragilité, avec cet immense appétit que certains portent, qui les consume et qui les sauve, aussi. Martín n'en finit pas de trébucher, de se relever, de batailler avec ce qu'il est, et le film l'accompagne avec précision (rigueur des cadres et du découpage) et une tendresse infinie (grande délicatesse du montage). L'élan du film est tendu par ce simple savoir que vivre est un mystère suffisant pour qu'un récit avance et se construise dans l'imprévu – certaines ellipses deviennent ainsi bouleversantes, attestant combien Martín continue de tenir. Un savoir et aussi une confiance en la capacité du cinéma à enregistrer cette palpitation, qui est toujours une levée contre la peur du monde, des autres, de soi-même. La richesse des rencontres, des paroles et des silences, donne au film une vitalité et une grâce qui nous attrapent comme par surprise. Patient souci de l'autre qui nous permet d'accéder à une émotion profonde, au plus près de la musique du personnage. Et de la nôtre, nécessairement. 


Never giving up one's desire to live. The necessary courage of this requirement when facing our dark sides, is what Solo succeeds in sharing. Solo is the careful portrait of Martín, an Argentinian piano player, who has just sojourned in a psychiatric hospital. His stamina, his steps, but also his fall, threatening at each step. A portrait of Martín, as much as a mirror of our own fragility, all at once patient, funny, poignant. The film witnesses the incredible craving some people carry, which consumes and jails them and saves them all at once. Martín keeps falling, getting up, fighting against who he is. And the film follows him with precision (precision in the frames and shots) and an infinite tenderness (incredible gentleness of the editing). The film is stirred by this simple knowledge that living itself contains enough mystery for a narration to unfold and build upon the unexpected of existence- some omissions becoming overwhelming, testifying how much Martín tries to hold it together. A knowledge and a trust, beautiful and rare, in the recording power of cinema in order to accompany this palpitation, always a fight against the fear of the world, of others, of oneself. The fullness of the situations, the encounters, the places sought, words and silences, ventilate the film with a grace, which catch us as if by surprise. Patient attention to the other enabling a deep emotion, infinitely close to the music of the character. And to ours, inevitably.

Marina Déak

 - 

Cinéaste


Michaël Dacheux

 - 

Cinéaste


Paroles de cinéastes

Deux films ACID Cannes sélectionnés aux Écrans Documentaires

SOLO d'Artemio Benki et INDIANARA d'Aude Chevalier-Beaumel et Marcelo Barbosa sont sélectionnés aux Écrans Documentaires, qui se déroulera du 13 au 19 novembre à Arcueil. 

  • Samedi 16 novembre à 20h30 : INDIANARA (Espace Jean Vilar - Salle 1)
  • Dimanche 17 novembre à 17h30 : SOLO (Espace Jean Vilar - Salle 1)


> Plus de détails ici <

Actualité

Des Mots Bleus - News #6

Le 23 avril 2020


Chères toutes, chers tous,

Alors que touche presque à sa fin la sixième semaine de confinement, nous continuons de penser à vous ; en témoignent ces nouvelles idées d'évasion par le cinéma.
N'hésitez pas à nous envoyer vos suggestions pour compléter ces lettres avec nous. Et à nous suivre sur Facebook, Instagram, Twitter...


Les cinéastes et l'équipe de l'ACID


LA JEUNE FILLE SANS MAINS de Sébastien Laudenbach


En des temps difficiles, un meunier vend sa fille au Diable. Protégée par sa pureté, elle lui échappe mais est privée de ses mains. Cheminant loin de sa famille, elle rencontre la déesse de l'eau, un doux jardinier et le prince en son château. Un long périple vers la lumière…


Programmé à l'ACID Cannes 2016 puis soutenu à sa sortie - Les options VOD


PSICONAUTAS de Alberto Vázquez et Pedro Rivero


Sur une île ravagée par un désastre écologique, deux adolescents ont décidé de fuir leur entourage et leur quotidien : l'étrange Birdboy en se coupant du monde et en affrontant ses démons intérieurs, la téméraire Dinky en préparant un voyage dangereux, avec l'espoir secret que Birdboy l'accompagne.


Soutenu par l'ACID en 2017 - Les options VOD


UN PEU DE LECTURE...

« ll y a des films qui sont des ponts entre deux mondes. Des films où les morts et les vivants communiquent. Il y a un cinéma qui rend possible ces liens mystérieux. »

« Nouk entre dans un lac glacé, Samuel la sauve. C'est ainsi que nous avançons dans le récit de La Fille et le fleuve et c'est une histoire d'amour qui devient soudain possible. Le temps passe, Nouk a besoin de Samuel, mais Samuel n'est plus certain de son attachement envers celle qu'il a empêchée de rejoindre l'autre rive. Alors, quand le destin décide de frapper le jeune homme et que la séparation a lieu, « être ensemble » devient pour Nouk une question de vie ou de mort. Mais la mort est une administration ; elle a ses failles ; c'est heureux ! La vie aussi a ses failles ; la vie est pleine d'interférences ! Commence alors le beau pari du film d'Aurélia Georges et pour le relever, nous entrons en territoire de cinéma ami ; un cinéma qui n'a pas peur du poétique, qui ose le fantastique. On pense à Kyoshi Kurosawa ou à Kore-Eda (et à son merveilleux After Life), mais aussi à Jean-Claude Biette et cette double proximité nous enchante parce qu'elle est inattendue et audacieuse. Comme l'est cette rencontre - du côté des vivants -, avec ce dandy « mods » assis sur le rebord d'un pont, en transit entre Bagnolet et le Pays des Morts. Ou celle - du côté des morts -, avec Mileva Einstein qui n'a pas sa langue dans la poche lorsqu'elle parle d'Albert. Il y a des films comme La Fille et le fleuve qui sont des poèmes précieux. Ils sont de plus en plus rares et c'est ce qui les rend indispensables. »


> Lire l'intégralité du texte ici <

...ET DE LA MUSIQUE

Martín Perino au piano

En hommage à Artemio Benki, réalisateur de SOLO, qui nous a quittés la semaine dernière.


Et pour celles et ceux qui sont plutôt team podcasts ; on vous propose de réécouter l'émission Plan Large sur le cinéma de Mai 68 avec Richard Copans, cinéaste et chef opérateur, membre dans les années 1970 du collectif Cinélutte, et producteur notamment du film REPRISE d'Hervé Le Roux : "Filmer en mai, et après".


ET POUR FINIR, LE PLEIN D'AUTRES PROPOSITIONS CINÉPHILES


  • Toujours plein de films ACID à voir, et notamment NE CROYEZ SURTOUT PAS QUE JE HURLE de Frank Beauvais (dont les échos avec nos vies de confiné-e-s sont multiples...), en VOD ici.

    > Par ailleurs, sur chaque fiche film sur notre site, vous pouvez trouver des liens vers les options légales de vidéo à la demande !

  • C'est aussi le moment de découvrir des films de cinéastes ACID, comme le moyen-métrage d'Idir Serghine, CROSS, visionnable sur Arte et pour 7 jours à partir de samedi 25 avril.

  • Les cinémas de l'Hexagone continuent de se mobiliser pour proposer des films (notamment sur La Toile) et conserver le lien avec tous leurs publics.

    > On vous parle encore de La Baleine à Marseille, qui accueille de nouveau un cinéaste ACID pour l'hebdomadaire rencontre sur Zoom. Rendez-vous ce dimanche 26 avril à 18h pour une rencontre avec le cinéaste de l'ACID Damien Manivel (LE PARC).

  • D'autre part, DES HOMMES de Jean-Robert Viallet et Alice Odiot (ACID Cannes 2019), est un des films mis à l'honneur cette semaine par "La Baleine de chez soi".

    > Et si on continuait de voir les films en grand ? A Paris, le Cinéma La Clef a projeté LA NUIT DU CHASSEUR sur sa façade. Une projection en plein air est prévue chaque vendredi à 21h.

  • Pendant ce temps, Cabourg réfléchit à des projections en drive-in comme de l'autre côté de l'Atlantique...

  • Les pronostics de Wask pour rêver à un Cannes 2020.

  • Le groupe CGR invite les spectateurs à participer à sa programmation : "Demandez le programme !".

  • L'édition 2020 du Champs-Elysées Film Festival se déroulera 100% en ligne (et gratuitement) du 9 au 16 juin.

  • Et l'article pour finir : sur Libé, on se demande s'il faut se réjouir de l'arrivée de Truffaut sur Netflix?

En espérant que ça s'achève bientôt !
(images tirées de TOMBÉ DU CIEL, Wissam Charaf
- Programmé à l'ACID Cannes 2016)


> Contenu à retrouver également sur les sites de nos partenaires Mediapart et Télérama <

Chaque jeudi en ce temps de confinement, recevez dans votre boîte aux lettres les nouvelles propositions de l'ACID !

Si vous n'êtes pas encore abonné(e) à nos newsletters ; écrivez-nous à mediation@lacid.org et communication@lacid.org pour les recevoir.

Article

Découvrez les films de l'ACID Cannes !

L'ACID est de retour de Cannes où la programmation de 9 long-métrages et d'un focus ACID TRIP #3 Argentine a connu un grand succès à la fois critique, professionnel et public avec une augmentation de fréquentation de 10%.

Merci à toutes les équipes de films et aux acteurs précieux de cette chaîne solidaire : cinéastes, spectateurs, producteurs, exploitants, distributeurs, vendeurs et partenaires, qui permettent aux films sans distributeurs de trouver le chemin des salles.

Ainsi,

Rêves de jeunesse sortira chez Shellac le 31 juillet

• Vif-Argent chez les Films du Losange le 28 août

L'Angle Mort chez Rouge le 16 octobre

Des Hommes chez Rezo

Indianara chez New Story

Kongo chez Pyramide

Et d'autres nouvelles à venir.


En attendant les sorties, les films débutent leur carrière dans les festivals du monde entier dès le mois de juin, à commencer par le Festival de La Rochelle, le Festival du Film de Cabourg, le Champs-Elysées Film Festival

Nous vous donnons également rendez-vous pour les reprises de l'intégralité de la programmation ACID Cannes 2019 : à Paris au Louxor du 13 au 15 sept., à Lyon au Comoedia & à Marseille (La Baleine / Gyptis) du 4 au 6 oct., à Ajaccio à l'Ellipse du 11 au 13 oct., et à l'international : Tanger, Belgrade, Lisbonne, Porto...


Au plaisir de vous y retrouver !

Édito

Reprises ACID Cannes 2019

À la rentrée, retrouvez l'ensemble de la programmation ACID Cannes 2019 en France et à l'International !

> En savoir plus ici

Actualité

L'ACID dévoile sa programmation pour l'ACID Cannes 2019 !

Les cinéastes de l'ACID auront le plaisir de présenter à Cannes un programme de 9 longs-métrages dont 7 premiers longs, en présence des équipes de films et de leurs marraines et parrains de l'ACID. Sur les 5 fictions et 4 films documentaires présentés, 4 ont été réalisés ou co-réalisés par des femmes.

Ce programme est enrichi d'un focus sur le cinéma argentin, l'ACID TRIP #3 Argentine, en partenariat avec l'association de cinéastes PCI. 


« Face aux changements profonds du monde, la programmation 2019 fait la part belle aux lignes de fuite, à ces chemins par lesquels se construisent des destins, où les corps plutôt que de disparaitre ou se soumettre affirment leur présence comme point de départ d'une résistance à organiser. 

Récits fantastiques, fables émancipatrices, réalisme documentaire ? Le cinéma dont nous nous nourrissons se joue des catégories, articule des alliages esthétiques inédits ou revisités. Les personnages transcendent moins leur destin pour tendre à l'universel qu'ils ne l'incarnent dans leur singularité, leur intensité, nous offrant ainsi un accès privilégié à ce qui nous est étranger. Curieux paradoxe ? Bien plutôt le moyen, pour nous cinéastes, de mettre encore et encore le monde en partage. »

Les cinéastes programmateurs 2019

Sylvie Ballyot, Aurélia Barbet, Marta Bergman, Michaël Dacheux, Marina Déak, Delphine Deloget, Jean-Louis Gonnet, Diego Governatori, Hanna Ladoul, Marco La Via, Vladimir Perišić, Clément Schneider, Idir Serghine, Christian Sonderegger, Laure Vermeersch.


LA PROGRAMMATION ACID CANNES 2019 :


L'ACID TRIP#3 ARGENTINE :


La 27e édition de l'ACID Cannes se tiendra du mercredi 15 au vendredi 24 mai 2019.

> Retrouvez toutes les informations ici <


ACID filmmakers are thrilled to present this year in Cannes, a program of 9 feature-length films of which 7 are first time features. Films will be shown in the presence of the film crews and of their supporting filmmakers from ACID.

5 fictions and 4 documentaries, 4 of which were directed or codirected by women.

This program is enhanced by a focus on Argentinian cinema, ACID TRIP#3ARGENTINE, in partnership with Argentinian filmmakers of the PCI.


« As the world faces deep changes, this 2019 ACID program honors vanishing points and celebrates paths with which destinies are built, where bodies instead of disappearing or submitting, assert their presence, as a starting point for organized resistance.

Tales of fantasy, emancipatory fables, documentary realism? The cinema on which we thrive defies categories, articulates unseen or forgotten esthetical blends. Characters do not so much transcend their destiny to reach for the universal, rather they embody their destiny within their singularity and intensity. Granting us privileged access to what is strange, foreign. A curious paradox? Rather the means for us filmmakers, forever and again, to share the world. »

Programmers filmmakers 2019

Sylvie Ballyot, Aurélia Barbet, Marta Bergman, Michaël Dacheux, Marina Déak, Delphine Deloget, Jean-Louis Gonnet, Diego Governatori, Hanna Ladoul, Marco La Via, Vladimir Perišić, Clément Schneider, Idir Serghine, Christian Sonderegger, Laure Vermeersch.



Article
Vidéo
Vidéo

Recherche