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Paroles de cinéastes

    Paroles de cinéastes

    À propos de Walk the Walk

    de Jean-Henri Roger

    es paysages appellent des corps comme des cellules, vues à travers l'optique du microscope, appellent l'oeil qui les regarde. Celui de la femme qui voit sa fille, puis son compagnon, chacun partir dans une direction comme les paramécies se divisent.

    À propos du film : Walk the Walk

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    À propos de Sur la plage de Belfast

    de Jean-Henri Roger

    Souvent je pense, et recherche cette émotion que nous a livrée l'invention de la photographie et nous donne le Polaroïd, émotion du révélateur. Emotion sensuelle de la représentation désirée, apparition progressive, déshabillage inversé plus sensuel que le vulgaire strip. Sur la plage de Belfast participe de ce plaisir.

    À propos du film : Sur la plage de Belfast

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    À propos de Séparées

    de Jean-Pierre Thorn

    Séparées de ses parents, d'une famille, de son histoire, de son pays, déchirée, abandonnée puis adoptée… Là est la violence première à l'origine du film, violence contre laquelle Sophie Bredier devant la caméra, Myriam Aziza derrière, vont se battre sans concession.

    À propos du film : Séparées

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    À propos de Romamor (Lettre filmée berlinoise)

    de Jean-Marie Buchet

    A première vue, l'importance de Joseph Morder tient dans son attitude : une volonté de s'affirmer d'abord comme cinéaste et de ne s'intégrer aux structures existantes que dans la mesure où elles sont à même de l'aider à montrer ce qu'il a envie de montrer, lui, et non ce à quoi elles ont été préparées.

    À propos du film : Romamor (Lettre filmée berlinoise)

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    À propos de Vingt ans après

    de Michel Andrieu

    Le temps, grand maître du cinéma est pris dans 20 ans après au pied de la lettre : qu'avons-nous fait de nos vingt ans et que devenons-nous vingt ans après. Dans les yeux du couple central du film, le temps fait son travail de rongeur et de constructeur.

    À propos du film : Vingt ans après

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    À propos de Rose Mafia (Mob queen)

    de Djamel Ouahab

    En tout cas, le film existe et c'est une vraie réussite qui tient en partie au décalage des personnages. Jon Carnoy joue avec ses personnages, sans tomber dans la caricature. On rit durant 90 minutes, avec des scènes hilarantes parfois proches du burlesque.

    À propos du film : Rose Mafia

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    À propos de Mes dix-sept ans

    de Catherine Corsini

    Toujours sur la crête, comme un fil tendu Mes 17 ans, vous emmène bien plus loin que le caractère exemplaire de son sujet. Il échappe à une dramaturgie manichéenne. Ce sont ces personnages qui sont exemplaires. C'est là son exactitude : il n'y a pas de souci d'expliquer.

    À propos du film : Mes Dix-sept ans

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    À propos du Dernier des pélicans

    de Pomme Meffre

    Un film aux dimensions bibliques, un miracle au sein de notre industrie cinématographique mercantile et sclérosée, où personne ne prend plus le temps de s'interroger et de rêver.

    À propos du film : Le Dernier des pélicans

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    À propos de Haut les coeurs !

    de Jean-Pierre Thorn

    J'ai toujours trouvé que l'essence du cinéma - son bouleversement le plus profond - résidait dans cette faculté troublante à ressusciter les morts, à battre en brèche l'inexorable avancée de la mort : Vertigo, Allemagne année zéro, Pierrot le fou, Mouchette, etc... J'en sors chaque fois brassé et gorgé d'un désir absolu de vivre. Haut les cœurs ! est de ces films menant ce combat surhumain et inégal : un film comme un cri de vie, un hurlement, un éclat de rire formidable jeté à la face de la mort.

    À propos du film : Haut les coeurs !

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    À propos de Si je t'aime prends garde à toi

    de Serge Le Peron

    Qu'est ce qu'un mélodrame ? Un récit où les protagonistes suivent une ligne de désir qui n'appartient qu'à eux, qu'ils ne peuvent - ne veulent - partager avec personne : un parcours fatal qui les conduit logiquement à entrer en opposition radicale avec le monde qui les entoure, qui les enferme dans un univers opaque, jusqu'à la catastrophe inévitable finale. C'est ce pari, le plus difficile qui soit, que réussit Jeanne Labrune avec Si je t'aime, prends garde à toi.

    À propos du film : Si je t'aime prends garde à toi

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