Depuis quelques années un nouveau genre de films a émergé : le recycloma. Le film de recycloma n'a pas de style, pas de point de vue, pas de regard, pas d'auteur. Le film de recycloma s'adresse à tout le monde, donc à personne. Le film de recycloma comme son nom l'indique, se doit de recycler le tout-venant audiovisuel.
À propos du film : Les Jours où je n'existe pas
Deux mondes se font face, absolument étanches l'un à l'autre, répétant les figures fatiguées de la lutte en un jeu d'images symboliques pleines d'espoirs bariolés (du vert des Greenpeace au noir des Black Block). On danse, on hurle, on brise les idoles, en rangs épars vers la Zona Rossa du sommet.
À propos du film : Carlo Giuliani, Ragazzo
Écrivains des frontières de Samir Abdallah et José Reynès est un film beau et nécessaire car il permet de mettre en mots, et pas n'importe quels mots, la tragédie palestinienne. Plusieurs grands écrivains de ce monde ont fait le voyage dans les territoires occupés et en Israël.
À propos du film : Écrivains des frontières
de Jean Jeanneret
Une guerre c'est champ libre à l'atrocité. Dans les ruines de tout, tue qui devient loi sainte. Et c'est la survivance. Carapacé, regard à la lisière des paupières, l'adaptation de l'homme est illimitée. Si le plus grave, ici, n'est pas forcément la mort, c'est qu'une part de l'essentiel réside dans l'abolition des repères moraux que la guerre cautionne. L'homme retourne à l'état de bête.
À propos du film : Dans les champs de bataille
de Oren Nataf
On croise parfois ce qu'on peut sans hésiter appeler des « films » sans pour autant qu'on puisse les rattacher à un genre précis, documentaire ou fiction – des films qui existent grâce à la seule matière qu'ils contiennent. La Peau Trouée en est un.
À propos du film : La Peau trouée
de Luc Decaster
Le vent du désert balaye sable et poussière sur un village. Derrière une multitude de monticules des êtres grisâtres sortent de terre, soulèvent de petits sacs puis s'éloignent lentement, se fondent dans l'espace où se déploient toutes les nuances de l'ocre.
À propos du film : Rêves de poussière
de Oren Nataf
Les morceaux d'une famille juive tentent de se recoller autour de l'agonie d'une mère. Une sœur et un frère se retrouvent autour de cette mort. L'une, exilée en Israël, est devenue une sage fille qu'aucun homme n'a consommé, l'autre, le fils, semble perpétuellement à vif, il vit à Londres et n'a plus aucun contact avec sa mère.
À propos du film : Cantique des cantiques
de Pascal Deux
Petites révélations est composé de fragments de vies, de bouts d'existences, d'instants saisis avec la grâce de ceux qui sont des poètes, petites pièces sensibles à première vue sans lien entre elles et qui au fil du film finissent par laisser apparaître l'image dans le tapis.
À propos du film : Petites révélations
de Christine Delorme
Après avoir levé un certain nombre de tabous en France dans Algérie, mes fantômes à partir de témoignages de combattants pieds noirs et de harkis, il fallait une sacrée persévérance de cinéaste pour poursuivre cette quête de réévaluation du passé en allant voir ce qui se travaillait de l'autre côté de la Méditerranée.
À propos du film : Algérie, Histoires à ne pas dire
Moscow Belgium commence par une malencontreuse marche arrière, pourtant sous l'apparente légèreté de la comédie, « du marivaudage », il aborde de manière frontal l'ambiguïté de nos sentiments et de nos choix, notre difficulté à les confronter à l'épreuve du quotidien.
À propos du film : Moscow Belgium