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Paroles de cinéastes

    Paroles de cinéastes

    À propos de Doo wop

    de Alain Raoust

    Un chapeau vissé sur la tête, un taureau tatoué sur l'épaule, une chemise sans manche ouverte largement sur un Marcel, et l'air d'être un peu à bout de souffle. C'est Ziggy, producteur à la sauvette d'un groupe de funk, noctambule et étranger au paradis.

    À propos du film : Doo wop

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    À propos du Cauchemar de Darwin

    de Oren Nataf

    Chronique de la fin du monde. Au commencement un homme, par une après-midi ensoleillée des années 60, se promena près du plus beau lac du monde (le Lac Victoria, Tanzanie), avec un petit seau d'eau. Dans le seau nageait un petit poisson, fruit des expériences de l'Homme, (la Perche du Nil) et fit un petit saut dans le lac. Quarante ans plus tard, le petit poisson avait grossi et dévoré toutes les espèces du lac, si bien qu'aujourd'hui, il dévore ses propres petits…

    À propos du film : Le Cauchemar de Darwin

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    À propos des Métamorphoses du coeur

    de Serge Bozon

    Dans le cinéma français, il ne vient pas de disparaître, l'héritage de Jean Rouch. Cet héritage, c'est l'idée de filmer la France comme une tribu : ne filmer que ses rites. Mais le temps rituel n'existant que par opposition au temps profane, ne filmer que le temps rituel suffirait, selon Daney, à le faire « basculer entièrement dans l'espace du profane », les dispositifs pervers d'Eustache (répéter les rites, mais inversés) signant alors l'étape ultime d'un tel basculement.

    À propos du film : Les Métamorphoses du choeur

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    À propos de Pour un seul de mes deux yeux

    de Pascal Deux

    Le cinéma d'Avi Mograbi est un cinéma qui vous empoigne et vous empoigne fort. Dès la première scène de Pour un seul de mes deux yeux, Mograbi agrippe le spectateur et l'oblige à aller voir avec lui, là où les autorités de son pays préféraient qu'il ne regarde pas. C'est un cinéaste qui aime aller filmer là où ça fait mal, au propre comme au figuré.

    À propos du film : Pour un seul de mes deux yeux

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    À propos de Mon trésor

    de Myriam Aziza

    Il y a des films comme ça qui vous brûlent comme une plaie à vif et qui à leur terme, vous laissent sans défense et épuisé ; mais qui, malgré leur âpreté, vous redonnent espoir dans le cinéma. À travers le regard de cette jeune réalisatrice qui avec ce premier long-métrage, nous éblouit par sa maturité et son talent, on découvre ici une part d'Israël méconnue pour nous français, plus habitués à voir de ce pays des films traitant du conflit israélo-palestinien ou de questions identitaires.

    À propos du film : Mon trésor

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    À propos de Quand la mer monte

    de Joël Brisse et Marie Vermillard

    Nous le disons tout net ce film est beau, émouvant, drôle et populaire comme un Chaplin. La silhouette de Yolande (Irène), avec pour baluchon une grosse valise d'aluminium et une chaise, y vagabonde sur les routes du nord de la France. De théâtre en maison de la culture, de fête en hospice de vieux, elle enfile devant les spectateurs son masque au regard nuageux, deux trous noirs dans une forme incertaine, surmontés d'une stalactite, une face où la solitude métaphysique de l'homme se voit comme le nez au milieu de la figure.

    À propos du film : Quand la mer monte

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    À propos de Un fils

    de Jean-Pierre Thorn

    Un film cri du cœur - rage et douceur mêlées - prenant pour sujet, à bras le corps, l'incommunicabilité entre pères et fils exacerbée dans les cultures méditerranéennes : honte affichée du fils, Selim, à parler à l'être le plus proche de lui, souffrance devant le mutisme du père qu'il va exorciser dans les bras d'un autre père, bien français celui-là, dans la prostitution.

    À propos du film : Un fils

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    À propos des Sucriers de Colleville

    de Vincent Dieutre

    Le nouveau film d'Ariane Doublet marque une évolution, une rupture aurait-on dit du temps de la modernité, dans son œuvre documentaire. Après l'ironie douce des Terriens, la tendre cruauté des Bêtes, la voilà qui nous invite à pénétrer le quotidien d'une petite usine (normande toujours) et de ceux qui la hantent plus qu'ils n'y vivent.

    À propos du film : Les Sucriers de Colleville

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    À propos de Noble art

    de Djamel Ouahab

    Le film de Pascal Deux touche par sa sincérité et son émotion. Son film parle de la vie, la vraie. Celle qui nous donne des coups parfois dont-on a dû mal à se relever. Celle qui peut nous mettre K.O. sur un seul coup. La vie est un long combat qui se gagne jour après jour, et ce n'est pas Fabrice Bénichou, le protagoniste du film, qui pourrait me contredire.

    À propos du film : Noble Art

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    À propos de S21 la machine de mort khmère rouge

    de Claire Simon

    S 21, La Machine de mort Khmère Rouge est un film important, essentiel, historique pour tout le monde, pas seulement pour les cambodgiens, pour les vietnamiens, pour les américains, pour les historiens, pour les journalistes, pour les anciens maoïstes français, pour les victimes, pour les bourreaux, c'est un film pour les humains.

    À propos du film : S-21, La Machine de mort Khmère Rouge

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