Beau travail n'est ni un film de guerre ni un film d'amour (les deux activités essentielles de cette fin de siècle si l'on en croit le célèbre slogan des années 60 : faire l'amour, faire la guerre...).
À propos du film : Beau travail
de Alain Raoust
À la lecture du titre, on pourrait s'attendre à un énième film sur ces lieux souvent fréquentés et présentés comme exotiques, par un cinéma de qualité picard à la recherche désespérée d'histoires toutes faites. Sauf, que nous sommes ici bien loin de simples situations cocasses débouchant sur une comédie lisse dans l'air du temps.
À propos du film : Soins et beauté
de Ali Akika
Ce film est traversé par une tension permanente tout en nous épargnant les ingrédients classiques de la violence. Ce qui est excitant dans The Shade, c'est la fabrication d'un cocktail très américain conçu par un regard européen qui rend compte avec délicatesse du Chaos dans lequel se précipitent les personnages.
À propos du film : The Shade
de Claire Simon
Nos traces silencieuses est un très beau film, une oeuvre de cinéma. Il part de quelques cicatrices, traces muettes que l'héroïne et réalisatrice porte sur elle et qui gardent le secret de son enfance qu'elle a vécue et oubliée (comme chacun de nous) sauf qu'elle est venue de Corée à l'âge de quatre ans sans jamais connaître l'histoire qui l'a amenée ici en France.
À propos du film : Nos traces silencieuses
de Arnaud Dommerc
Voilà le point de départ d'un film qui aurait pu se casser la gueule par excès de sentimentalisme familial ou de surenchère affective. Or si le film d'Annette Dutertre est si beau, c'est parce qu'il est avant tout une réflexion philosophique et sensible sur la matérialité de la mort.
À propos du film : Le Voyage express au Mans
de Ali Akika
Une cinéaste fait son casting. Nous avons affaire, croit-on, à un documentaire sur la fébrile recherche de la perle rare, le comédien, qui portera le film à venir. Au fil de la pellicule, d'une façon imperceptible, le film glisse du réel à une fiction nourrie par des sujets en chair en os qui se (nous) racontent leur vie.
À propos du film : Un costume trois-pièces
C'est dans un état rare et fugace que l'on se trouve en regardant Boxing Gym. Les images, le son et le rythme du montage nous envoûtent, nous happent avec une sensualité que l'on aimerait voir durer. Ce serait une erreur de limiter le film au thème de la boxe.
À propos du film : Boxing Gym
de Béryl Peillard
Reprendre le fil d'un autre cinéaste (Kiarostami) est un pari osé. Et magnifiquement réussi par Mania Akbari. Car 10 + 4 n'est pas une suite, c'est une réinvention. Si la cinéaste emprunte le chemin de Ten, c'est pour mieux l'emmener ailleurs, en l'investissant de sa propre histoire et sensibilité et en métamorphosant avec audace le dispositif formel.
À propos du film : 10+4
de Chiara Malta
La Vie au Ranch est une partition de musique, musique pour orchestre, dont la maîtrise nous oblige à écouter au-delà des quatre phrases du violon isolé au milieu de l'ensemble. C'est ainsi qu'il faudrait regarder ce film. C'est une invitation à se positionner en tant que spectateur, une invitation à regarder et écouter autrement : c'est un geste de cinéaste, qui n'a pas d'égal pour l'originalité de sa recherche.
À propos du film : La Vie au Ranch
de Joël Brisse
Ce film est un voyage, une invitation à regarder le territoire de l'autre. Chaque personne est un pays, une histoire exaltante et complexe. Le film explore ses personnages en les laissant révéler eux-mêmes la finesse de leur perception, leurs désirs contradictoires, leurs croyances, la chute de leurs repères. Tout les unit et tout les sépare.
À propos du film : Donoma