de Paul Verstraten
Dés la première séquence, le film abat ses cartes. Long plan fixe sur le quai de la « Stazione Termine », voix-off d'un homme qui raconte son séjour à Rome : système D, manque de fric, dope, homosexualité. La suite : des variations sur les mêmes thèmes chauds. Mais l'image ne fait aucun cadeau à l'oeil venu se rincer. L'homme voix n'en fera pas à lui-même, trop conscient de ses propres faiblesses.
À propos du film : Rome désolée
de Christine Delorme
Pour avoir regardé ce qui ne le regarde pas. Pour avoir persisté dans ce regard… Le comptable est passé de l'autre côté du miroir. Jusqu'où ne va-t'elle pas pour tenir – retenir… Figure de la droiture et de la froidure. Un seul regard sur son mari qui ne la voit pas le regardant. Une inversion s'est opérée… Le fou avait tout faux. Le faux seul fait l'affaire.
À propos du film : Très bien merci
C'est un film où il ne se passe presque rien. Juste un léger décalage entre la vie et son récit.
À propos du film : 2 Automnes 3 Hivers
Difficile de circonscrire le projet cinématographique de Serge Bozon à un genre préexistant, chose tous comptes faits plutôt réjouissante en ces temps de « déjà vu » filmique généralisé. On se verra donc prié de laisser tout habitus scénaristique au vestiaire de ce pensionnat Jamesien ; voilà toute piste (lettre, aveux, aparté) immédiatement interdite par la suivante pour mieux nous y perdre.
À propos du film : Mods
Egypte année 0 ou l'instant décisif d'une nation en révolte. « Le peuple veut la chute du régime » entend-on de manière liminaire comme une ritournelle entêtante de ce documentaire sensoriel à la forme brute et directe.
À propos du film : Tahrir, Place de la Libération
Vision apocalyptique d'un pays en fin de règne, The End réussit l'exploit de naviguer dans un surréalisme total tout en étant ancré dans une réalité poisseuse. C'est qu'ici, dans cet univers hallucinatoire, tout n'est que métaphores, images à double, triple, quadruple sens.
À propos du film : The End
À propos du film : Avant l'aurore (ex-De l'ombre il y a)
« Honorer un ami, c'est honorer ses dettes ». Le chemin qui mène à l'enfer est pavé de bonnes intentions. L'espace est ici un cimetière vivant où les morts fréquentent les morts. Le cœur de ce purgatoire est irrigué du sang de la drogue et ses habitants portent les stigmates de leurs maux.
À propos du film : Stalingrad Lovers
de Marion Lary
Le dessin bruisse dans La Jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach. Un jeu graphique mouvant, incessant qui nous emporte dans l'épopée de cette jeune fille vendue au Diable par son père, un meunier avide...
À propos du film : La Jeune fille sans mains
de Delphine Deloget et Armel Hostiou
La Vierge, les Coptes et moi ou les tribulations d'un cinéaste en Égypte à la recherche de son film et des apparitions de la Vierge Marie. Tour à tour documentaire, reportage, making of pour devenir pure fiction, le film s'amuse librement de tous les genres cinématographiques.
À propos du film : La Vierge, les Coptes et moi