de Caroline Chomienne
Il est des films où, dès la première minute, on se sent chez soi. La simplicité avec laquelle José Laplaine nous ouvre les portes de ce quartier de Bamako et conte la vie quotidienne d'un mécanicien, de sa famille et de ses voisins, participe de cette faculté des oeuvres artistiques à traiter l'universel par le très spécifique.
À propos du film : Macadam Tribu
D'où la beauté de ce film où Breillat va avec ses acteurs jusqu'au bout d'un propos qui ne vise ni à séduire ni à rassurer mais qui rappelle avec force que rien n'est évident, que quand on parle d'amour, on ne peut ignorer cet archaïque combat, que l'occultation de celui-ci fabrique au cinéma le cliché du couple pour qui l'image de deux corps confondus serait celle de la trêve ou de la réconciliation.
À propos du film : Romance
Cour interdite est un film unique, il ne se rattache à aucun des films qui ont traité de la drogue et de la banlieue. Cette cour sûrement bien réelle devient un décor, les personnages qui se débattent entre misère et démerde semblent sortir d'un film de Hawks ou parfois de Pasolini. Vous avez compris ce film ne ressemble à rien d'autre, il s'en dégage une force qui semble transformer la misère en poème de révolte.
À propos du film : Cour interdite
de Caroline Chomienne
Il y a longtemps qu'un film n'avait provoqué en moi une émotion aussi forte, aussi inhabituelle. Dans Beyrouth fantôme, l'émotion ne vient pas de l'expression des sentiments, d'une intrigue forte, de beaux personnages, de ce qui nous touche souvent dans le cinéma d'aujourd'hui.
À propos du film : Beyrouth fantôme
de Judith Cahen
Lorsque j'ai découvert Demain et encore demain, journal 95, j'ai éprouvé l'une de mes plus belles émotions de cinéma : j'avais sous les yeux absolument un film, avec une ligne, un rythme, une tension et une élégance.
À propos du film : Demain et encore demain, journal 1995
de Jean Charruyer
cette mère qui ne connaît pas le répit. Car le temps file, sans laisser de temps, au rythme d'un labeur inlassable au cœur d'une exploitation agricole. La terre n'attend pas. La terre ne s'endort jamais. On ne peut l'oublier, l'abandonner. C'est elle qui fait vivre.
À propos du film : Y aura-t-il de la neige à Noël?
La Vie sauve... Ou le « cinéma sauf » a-t-on envie de dire : un film - véritable manifeste - d'un amoureux fou du cinéma : film de pure contemplation, de silence laissé aux choses et aux êtres, de refus de tout pathos, de toute manipulation, de tout effet.
À propos du film : La Vie sauve
Tels les personnages hantés du film d'Alain Mazars nous nous laissons aller doucement. Petit à petit, la rumeur de la ville s'efface tandis que les sons et les images prennent possession de nous.
À propos du film : Phipop, une histoire laotienne
de Serge Le Peron
Ça commence par une fin de nuit à paris, une nuit pleine de vin et de souvenirs communs qu'ils se racontent jusqu'à plus soif, jusqu'à ce que l'heure soit suffisamment avancée pour qu'il faille songer à rentrer, chacun chez soi.
À propos du film : Parfois trop d'amour
de Luc Moullet
Tourné dans la Montagne Noire, entre Carcassonne et Mazamet, Fin d'été se présente sous l'apparence d'une production régionaliste, confirmée dès le départ par des images à caractère documentaire, très impressionnantes, dès le pré-générique.
À propos du film : Fin d'été