de Ali Akika
Il était une fois un monde et une époque où le moteur de nos rêves était l'espoir, un monde où les acteurs de l'Histoire avec un grand H avaient de la classe et du panache, un monde où les intellectuels fricotaient avec les dandys lesquels étaient fascinés par le milieu des malfrats et autres « mauvais garçons », un monde enfin où le cinéma était à la hauteur de son époque, sortant de l'hexagone pour aller embrasser la planète. Ainsi la mélancolie et la nostalgie suintent dans les lieux et à l'époque du film J'ai vu tuer Ben Barka, de Serge Le Péron coréalisé avec Saïd Smihi.
À propos du film : J'ai vu tuer Ben Barka
de Luc Bongrand
Tout en finesse et en suggestion, le deuxième film de ce jeune réalisateur espagnol, appelle le spectateur à remplir les espaces vides et met en branle chez lui une double activité de la méditation et de la contemplation. On pourrait résumer le sujet comme la chronique d'un petit village au sud de Valence où des histoires simples de la vie s'entremêlent mais, la construction fragmentaire n'apparaît que comme une résultante.
À propos du film : L'Arbre aux cerises
de Djamel Ouahab
Ma Caméra et moi est un film qui pourrait raconter l'histoire de nombreux réalisateurs. Celle de leurs premiers pas dans le monde du cinéma. Mais là n'est pas l'essentiel du film. Ce n'est qu'un point de départ, qui sait peut-être autobiographique, pour raconter l'histoire d'un homme qui va, coûte que coûte, produire des images par amour de la pellicule.
À propos du film : Ma Caméra et moi
Ce qui est magnifique dans ce film, c'est le regard de Férid Boughedir ; regard à la fois tendre et critique, regard d'un homme qui aime passionnément les gens qu'il filme, qui jubile littéralement (comme trop rarement dans le cinéma contemporain) de toute cette vitalité extraordinaire des mots et gestes populaires.
À propos du film : Un Été à La Goulette
de Serge Le Peron
D'où vient le charme (et la justesse) de ce film espagnol ? De son côté britannique, peut-être... De cette façon dont les films anglais savent faire d'un problème social une histoire singulière et humaine ? En la puta calle, taille dans un scénario sociologue (la descente aux enfers du chômage puis de la rue d'un prolo provincial) un récit et un personnage d'une profonde singularité.
À propos du film : Putain de rue !
de Judith Cahen
Ce film m'a fait rire aux larmes. Il appartient à la veine des films que j'appellerais "films de grands adolescents attardés", comme on dit "films d'amour" ou "films de guerre" et dont le chef d'oeuvre classique du genre est, pour moi, les Vittelloni de Fellini.
À propos du film : Les Apprentis
de Pomme Meffre
C'est un film sur l'intégration, sur la possibilité de vivre ses deux cultures si différentes : l'une enracinée profondément à une histoire, à des coutumes, à un pays, l'Algérie, l'autre ancrée dans une réalité quotidienne en France. Mais c'est en particulier des femmes dont parle ce film.
À propos du film : Souviens-toi de moi
Les Corps ouverts est un film envoûtant. Rien ne nous sera imposé, ni la sacro-sainte histoire, ni aucun jugement ou analyse. Il faut tout ouvrir comme disent les danseurs, s'ouvrir au film comme son jeune personnage s'ouvre au monde.
À propos du film : Les Corps ouverts
Circuit Carole, c'est le portrait d'une mère, ou plutôt, le portrait d'une femme lestée, lestée de son amour pour sa fille. Qui ne bougera pas – comme on dit d'une mère justement, vous savez, sur ce ton mi-affectueux mi-agacé : « elle ne changera jamais ». Alors elle bouge pas, la mère de Circuit Carole. Elle veut rien savoir.
À propos du film : Circuit Carole
Après La Petite amie d'Antonio, un film comme une invite discrète de l'auteur à venir boire un verre chez lui, à la campagne au coin du feu, loin des flons flons de la ville, avec ses potes, sa femme, son âne et ses chiens. Film de famille en quelque sorte.
À propos du film : ... À la campagne