Dans Enfin pris ? tu t'adresses à nous en partant d'un préétabli sympathique : nous sommes pleins de valeurs morales, fidèles à nos rêves et amours de jeunesse, prompts à nous lever contre ceux qui - les oubliant- se corrompent pour atteindre le pouvoir, la gloire, l'argent, le confort...
À propos du film : Enfin pris?
de Zaïda Ghorab-Volta
C'est aussi à travers le parcours d'un individu particulier que l'on peut visualiser les ravages de toute une société, et le manque de responsabilité de chacun face aux problèmes des autres. Par exemple, nous ne voyons pas les familles (une fois, un tout petit peu), nous ne voyons pas le contexte social, rien du parcours individuel, et pourtant nous comprenons toute la machination, nous la visualisons mentalement, elle est présente...
À propos du film : Visiblement je vous aime
de Alain Raoust
Un peu comme à travers le mot de JLG : " le documentaire c'est les autres, alors que la fiction c'est moi "; Judith Cahen interroge le monde qui l'enserre, dans une sorte de partie burlesque et désespérée de ping-pong entre elle et les autres.
À propos du film : La Croisade d'Anne Buridan
de Alain Mazars
Une constante, dans tous les films de Jean Pierre-Thorn, est la profonde empathie du réalisateur pour ses personnages, qui émeut d'emblée le spectateur. Ici, le réalisateur fait sien le combat des femmes (musulmanes et non musulmanes) face à la montée de l'intégrisme religieux qui remet en cause leurs droits fondamentaux.
À propos du film : Allez, Yallah !
Il me semble que l'on aurait tort de considérer le film de Francesca Comencini comme un film social réaliste sur le monde de l'entreprise, un film de plus sur l'aliénation des travailleurs exploités par un patronat injuste. Oui, on aurait tort, car sous un drapé réaliste, J'aime travailler est une belle fable sur la condition humaine.
À propos du film : J'aime travailler
de Alain Mazars
La colère du réalisateur aurait pu déboucher sur un film manichéen de dénonciation. Mais Nicolas Klotz fait un choix beaucoup plus intelligent et courageux : après une longue préparation-enquête sur le sujet avec sa scénariste Elisabeth Perceval, il propose au spectateur de partager ce que vivent ces exclus au quotidien.
À propos du film : La Blessure
Fantômes de Tanger est une sorte de visite guidée à travers cette ville où tout ce qui peut orienter une vie loin des normes (drogues, sexe, aventure politique, rupture d'identité, passion de l'écriture) se pratique à ciel ouvert et en toute liberté.
À propos du film : Fantômes de Tanger
de Cati Couteau
Mafrouza, le choc filmique d'Emmanuelle Demoris n'est rien moins qu'un film-monde dont les thèmes et les espaces, loin d'être des îlots découpés selon un regard préconçu, livre le continuum d'une expérience autant de cinéma que d'humanité lumineuse, celle des gens de Mafrouza, dont l'art de l'oralité et la précarité flamboyante font raison à Pasolini qui savait que les bidonvilles recèlent les héros de la tradition.
À propos du film : Mafrouza, le cycle
Putty Hill est un film dont le principal mérite est de démentir l'impression de déjà vu de son sujet. De quoi s'agit-il ? D'une réunion de famille qui se prépare à enterrer l'un des siens. D'une évocation de la middle class américaine. Mais Putty Hill ne se réduit pas à cela.
À propos du film : Putty Hill