de Philippe Fernandez, Pascale Hannoyer et Ina Seghezzi
À propos du film : Aya
de Ina Seghezzi
L'histoire des deux amis figure dans toute son épaisseur le poids du passé esclavagiste de l'île. Car l'oppression engendre le désir d'appartenance à cet idéal – liberté, égalité, fraternité – gravé sur tous les frontons de la République, mais dont ils sont exclus.
À propos du film : Maudit !
Dans sa forme, le film se fait l'écho de ce rapport au silence et au temps, comme si le réalisateur en avait fait son adage. La curiosité humaniste d'Artemio Benki, la confiance qu'il place dans Martin, sa certitude qu'il apprend avec lui, nous dispose à cette sorte d'attente ouverte que l'on nomme patience.
À propos du film : Solo
de Jessé Miceli
FÉVRIER est un film d'une beauté plastique saisissante qui fait jaillir l'émotion de l'évocation plus que de la narration. Loin de se complaire dans la séduction et à rebours des soumissions contemporaines à une certaine « efficacité », le film de Kamen Kalev impose son rythme et propose une expérience sensorielle de cinéma, qui s'éprouve physiquement.
À propos du film : Février
C'est dans son apparente légèreté que réside la profondeur de J'ai aimé vivre là. Car à travers cette constellation de récits individuels, de captations par touches de l'esprit des lieux, d'émotions fugaces et de moments partagés, Régis Sauder réussit à nous faire ressentir ce qui nous lie : le grand mouvement de la vie, le ballet des générations, nos corps de passage en ce même temps et ce même lieu.
À propos du film : J'ai aimé vivre là
de Idir Serghine, Jean-Louis Gonnet et Aude Chevalier-Beaumel
C'est à rebours de toute considération rationnelle que Nora Martirosyan nous entraîne. Elle s'emploie ainsi à nous démontrer qu'un territoire, un monde, n'existent en réalité que parce que nous décidons d'y croire. La réalisatrice fabrique avec minutie sa mise en scène en nous plongeant dans des paysages majestueux dans lesquels s'inscrivent ses personnages. (...)
À propos du film : Si le vent tombe
de Stéphane Batut et Michaël Dacheux
Walden nous conduit vers cette époque de la vie où les premiers élans de l'amour se confondent avec la soif d'une liberté rêvée. C'est cette alchimie secrète que cherche à saisir la cinéaste en s'approchant lentement du visage de Jana, avec un art de la lumière et du portrait subjuguant. Un portrait qui débusque à chaque instant les rêves de cette jeunesse à l'horizon bouché qui cherche les moyens, quels qu'ils soient, de vivre sa vie.
À propos du film : Walden