Séparées de ses parents, d'une famille, de son histoire, de son pays, déchirée, abandonnée puis adoptée… Là est la violence première à l'origine du film, violence contre laquelle Sophie Bredier devant la caméra, Myriam Aziza derrière, vont se battre sans concession.
À propos du film : Séparées
J'ai toujours trouvé que l'essence du cinéma - son bouleversement le plus profond - résidait dans cette faculté troublante à ressusciter les morts, à battre en brèche l'inexorable avancée de la mort : Vertigo, Allemagne année zéro, Pierrot le fou, Mouchette, etc... J'en sors chaque fois brassé et gorgé d'un désir absolu de vivre. Haut les cœurs ! est de ces films menant ce combat surhumain et inégal : un film comme un cri de vie, un hurlement, un éclat de rire formidable jeté à la face de la mort.
À propos du film : Haut les coeurs !
de Alain Raoust
Un film qui saisit l'âme et la transporte au dedans, au dedans de sa propre faille sismique. Lieu de strates, de plaques et d'écorces poétiques.
À propos du film : Pages Cachées
Comment faire revivre la figure de Buenaventura Durruti, figure marquante, mais quelque peu oubliée de l'anarchisme espagnol ? Comment faire un film sur la mémoire de cet homme en évitant les pièges du dossier historique, du documentaire pédagogique ?
À propos du film : Buenaventura Durruti, anarchiste
de Myriam Aziza
Marc Levie, vous connaissez ? Pas l'écrivain lui, c'est avec un « y » - le cinéaste ! Non ? Après avoir vu le film d'Oren Nataf, vous ne pourrez plus oublier ce nom. Parce que ce Levie-là, c'est un phénomène !
À propos du film : Ne faîtes pas de cinéma! (le dernier jour d'un tournage)
Ursula Meier filme une obsession, de la première à la dernière image. Qui dit obsession, dit solitude. Ces petites championnes en herbe vivent le sport comme un théâtre d'ombres, de fous rires, de peurs et de crises de larmes.
À propos du film : Des Épaules solides
de Serge Le Peron
Si Le complexe de Toulon était un film psychologique, il raconterait l'histoire d'un personnage aux prises avec un avatar du fameux complexe oedipien : cela expliquerait peut-être pourquoi cet homme déteste le théâtre. Si c'était un film politique, cet acteur serait toulonnais et chercherait, sur les planches, à oublier la victoire dans sa ville de l'extrême droite aux dernières municipales.
À propos du film : Le Complexe de Toulon
Pourquoi amener à Cannes, temple de l'actualité, le film d'un cinéaste mort tourné en 1962 quand tant de films restent à la porte ? Eh bien parce qu'il faut rafraîchir la mémoire, parce qu'un film ne se regarde pas juste une semaine, parce que l'amour pour un film est la seule raison qui vaille ?
À propos du film : L'Amour à la mer
de Marie-Claude Treilhou
Horezon, lorsque l'horizon s'obscurcit. C'est une histoire qui pourrait nous venir de Melville, tout droit sortie, sans même s'en douter, de cette armée des ombres qui s'est appelée Résistance, mais qui aurait pu s'appeler La Vie.
À propos du film : Horezon
On est face à ce paradoxe curieux du documentaire : qu'il demande à un être, acteur de sa propre existence, de jouer à l'écran le rôle qu'il tient déjà dans la vie, c'est-à-dire de le rejouer pour la caméra, d'une manière ou d'une autre, de le « jouer au carré » mais avec le plus de « naturel » possible, en collant parfaitement à son rôle (soi).
À propos du film : Babooska