de Dominique Choisy
Curling est un film qui fait peur, un film dans lequel palpite un sombre mystère, comme dans les contes où des ogres hantent les forêts, où les enfants se perdent et découvrent des cadavres congelés (mais exquis) comme des esquimaux, pas ceux du Pôle, mais ceux des salles obscures, à la vanille… Car c'est surtout de cela dont il s'agit dans Curling, du plaisir d'être au cinéma, de voir et d'entendre.
À propos du film : Curling
de Marie-Claude Treilhou
Horezon, lorsque l'horizon s'obscurcit. C'est une histoire qui pourrait nous venir de Melville, tout droit sortie, sans même s'en douter, de cette armée des ombres qui s'est appelée Résistance, mais qui aurait pu s'appeler La Vie.
À propos du film : Horezon
de Claude Duty
Dans un Paris fait de toiles peintes, Valentin un jeune peintre en manque d'inspiration retrouve sa grand-mère Nina. Ces retrouvailles sont pour ces deux complices, l'occasion de promenades prétextes à confidences feutrées. Pourtant Nina garde toujours en elle un secret.
À propos du film : La Duchesse de Varsovie
de Tariq Teguia
L'entrelacement est ici infini entre cinéma et politique. Jean-Gabriel Périot agence une matière ample - montage en ruptures franches et plans séquences, couleur et noir et blanc, surgissements sonores, intrication du signe et du slogan, images muettes et voix sur fond noir – pour saisir l'Allemagne crépusculaire des « années de plomb » qui vote en 1968 la loi sur l'état d'urgence avec ses restrictions des libertés fondamentales.
À propos du film : Une jeunesse allemande
On vit avec des fantômes, fantômes de nos morts, fantômes de nos souvenirs et aussi fantômes des vivants mais absents, et puis fantômes de nos angoisses, entrelacement permanent de nos envies d'aimer, de vivre et de nos peurs de mourir, de disparaître, de ne pas savoir vivre.
À propos du film : Fantômes
L'Amour à la mer est un beau premier long métrage ardent et tremblant (1962-1965, le temps de le tourner sans le sou), réalisé par un jeune homme de 25 ans, dix ans de moins qu'un autre jeune homme, Paul Vecchiali, lorsqu'il tourne Les Ruses du diable en 1965.
À propos du film : L'Amour à la mer
Un immeuble qui sort de la matière au cinéma, une caméra qui tangue, de la pellicule qui ne serait ni noire ni blanche mais qui aurait choisi d'être trace du monde et mémoire du cinématographe.
À propos du film : Pages Cachées
le désir fou de se reconstruire sur des friches malgré les corps alourdis, derniers remparts contre l'oubli et les désillusions, l'envie de croire qu'il est encore possible de réinventer la vie.
À propos du film : Braddock America
Les personnages sont de cette Douce France avec leurs histoires qui produisent des sentiments, des désirs, différent pour chacun. On y apprend que l'on peut être parfaitement intégré et voilé. Douce France c'est aussi le chassé croisé entre des jeunes filles et des jeunes hommes qui ne jouent dans le social qu'avec une obsession : être aimé par celui qui est différent de soi.
À propos du film : Douce France
de Jean Jeanneret
Selon Aristophane, l'amour ne serait rien d'autre que le sentiment de nostalgie de notre ancienne nature et une quête de l'unité perdue. L'union des êtres incarnerait ainsi une tentative de retrouver le chaînon manquant à travers la recherche de l'âme soeur. Une telle recherche de cette unité est sans fin.
À propos du film : Thomas