de Pascal Kané
Le Septième ciel est un film qui parle avec beaucoup de bonhommie et de simplicité de ce qui travaille "les gens", dès lors que leurs besoins vitaux sont satisfaits, à savoir leur jouissance.
À propos du film : Le Septième ciel
de Zaïda Ghorab-Volta
C'est aussi à travers le parcours d'un individu particulier que l'on peut visualiser les ravages de toute une société, et le manque de responsabilité de chacun face aux problèmes des autres. Par exemple, nous ne voyons pas les familles (une fois, un tout petit peu), nous ne voyons pas le contexte social, rien du parcours individuel, et pourtant nous comprenons toute la machination, nous la visualisons mentalement, elle est présente...
À propos du film : Visiblement je vous aime
L'Amour à la mer est un beau premier long métrage ardent et tremblant (1962-1965, le temps de le tourner sans le sou), réalisé par un jeune homme de 25 ans, dix ans de moins qu'un autre jeune homme, Paul Vecchiali, lorsqu'il tourne Les Ruses du diable en 1965.
À propos du film : L'Amour à la mer
de Gilles Porte
Impossible de rester allongé sur mon ring à compter les étoiles après l'uppercut de Newton Aduaka… Une fois les lumières rallumées, Il me faut me lever, tenter de marcher, me souvenir, essayer de comprendre, avancer…
À propos du film : Ezra
de Luc Leclerc du Sablon
Si tu me filmes, c'est que tu m'aimes, et si tu m'aimes, moi je t'aime, et ça, c'est du cinéma. » Mais qui entraîne qui dans cette histoire ? Il fallait juste que ces deux-là se rencontrent. Le premier s'exerce avec sa petite caméra, dans les bois. Le second, le Russe, n'attendait peut-être que ça, pour se sentir enfin quelqu'un.
À propos du film : J'irai cracher sur vos tongs
Fantômes de Tanger est une sorte de visite guidée à travers cette ville où tout ce qui peut orienter une vie loin des normes (drogues, sexe, aventure politique, rupture d'identité, passion de l'écriture) se pratique à ciel ouvert et en toute liberté.
À propos du film : Fantômes de Tanger
de Serge Le Peron
Kaïrat est un film sur la peur. Chaque séquence s'y présente comme l'antichambre de la suivante, imprévisible donc terrifiante, dans une construction en spirale qui nous fait monter et descendre les différents degrés des émotions et des sentiments liés à cette appréhension.
À propos du film : Kaïrat
de Joël Brisse
Filmer un corps c'est trouver la distance, comme en boxe et dans cet exercice, Alain Raoust frappe juste. Un exemple : René est au bord de la route, il regarde passer les voitures. En très gros plan, son visage buriné, semble épuisé par ses conflits intérieurs.
À propos du film : L'Eté indien
de Jacques Champreux
Bâti sur un long flash-back, Docteur Chance raconte avec un superbe mépris de la logique cartésienne - le surréalisme est un coin de l'écran - une complexe histoire de règlement de comptes dans une affaire de faux tableaux. Un univers qui n'appartient à personne d'autre, totalement onirique donc, angoissant, crépusculaire, mais qu'on n'est pas près d'oublier pour peu qu'on se soit donné la peine d'y entrer.
À propos du film : Docteur chance