Comment dire l'indicible ? Comment l'entendre ? Qui est sourd aux choses ? Qui devient muet de peur au bord de ce qu'il croit deviner ? À travers l'épreuve que traverse cette famille, Morteza Farshbaf nous propose de faire un voyage au coeur de ce qui ne se dit jamais et qui va, en l'occurrence, être hurlé en silence.
À propos du film : Querelles
de Laurent Salgues et Luc Verdier
Sur une terre abandonnée, au nord-ouest de la Chine, vendre son sang est devenu le seul moyen de survie. Le sang est une marchandise comme une autre, à condition de boire des litres et des litres d'eau jusqu'à la nausée pour éviter la déshydratation et continuer à vendre.
À propos du film : Black Blood
de Mélanie Loisel
Une chaleur sourde et diffuse. Une moiteur permanente sur les corps alanguis, des gestes lents et maladroits... Nous sommes dans la sensation, dans la matière d'une ville au visage fragmenté, sur la peau des personnages, dans leurs sentiments organiques.
À propos du film : Bi, n'aie pas peur !
de Cati Couteau
Sur la planche m'a littéralement secouée, sidérée par la virulence de sa forme et l'âpreté du portrait de groupe qu'il dresse, un gang de filles dans un Tanger nocturne et pluvieux, où les seuls éclats de lumière sont ceux surexposés, électriques, cliniques de l'usine d'ensachage de crevettes. Et Badia, cheville ouvrière du quatuor, s'inscrit dorénavant dans mon panthéon des figures féminines marquantes du cinéma.
À propos du film : Sur la Planche
de Ali Akika
Il était une fois un monde et une époque où le moteur de nos rêves était l'espoir, un monde où les acteurs de l'Histoire avec un grand H avaient de la classe et du panache, un monde où les intellectuels fricotaient avec les dandys lesquels étaient fascinés par le milieu des malfrats et autres « mauvais garçons », un monde enfin où le cinéma était à la hauteur de son époque, sortant de l'hexagone pour aller embrasser la planète. Ainsi la mélancolie et la nostalgie suintent dans les lieux et à l'époque du film J'ai vu tuer Ben Barka, de Serge Le Péron coréalisé avec Saïd Smihi.
À propos du film : J'ai vu tuer Ben Barka
de Tony Gatlif
À la sortie d'une nuit toute en musique tzigane complètement dingue, il pleuvait des hallebardes.
À propos du film : Les Amoureux
de Luc Leclerc du Sablon
Je me souviens de la première fois où j'ai vu un film de Claire Simon : personne n'avait écrit ni les dialogues, ni la moindre scène du film à l'avance. Et moi, je les trouvais formidables, si justes et drôles. Ça avait l'air si simple, comme ici : la cinéaste filme, les enfants deviennent des héros et la cour de récréation la scène de leurs exploits.
À propos du film : Récréations
de Pascal Deux
Uzak, un cœur en hiver. Il en est des films comme des cèpes. Le plaisir qu'on prend à les déguster est d'autant plus grand qu'on les a trouvés par hasard. En m'asseyant dans la salle juste au moment où le projectionniste envoyait la bobine, je ne savais rien de Nuri Bilge Ceylan, ni sa nationalité, ni s'il avait fait des films auparavant, et n'avais rien lu sur Uzak. Ce fut une chance formidable car c'est toujours un bonheur précieux de découvrir comme aurait dit Bresson, un metteur en scène de cinématographe.
À propos du film : Uzak
Une oasis c'est comme une île au milieu de l'océan. C'est un havre de vie et un lieu où la tolérance entre chaque groupe et individu, est indispensable pour la vie en société, car il n'y pas d'ailleurs possible. L'Arche du désert est l'histoire d'une vendetta déclenchée par la transgression d'une loi non écrite. Transgression qui, comme dans toutes les vendettas, a pour objet le désir.
À propos du film : L'Arche du désert
de Aubert Mukendi
_ L'évolution du Zaïre peut être décrite comme se déroulant sur quatre périodes, chacune des périodes est représentée par un personnage : la première période c'est l'homme qui parle de liberté, de démocratie, et de bonheur, et elle a débouché sur l'indépendance avec Lumumba.
À propos du film : Zaïre, le cycle du serpent