de Anne Benhaiem
Un conte horrifique comique et douloureux, un fantasme géant, un film fantastique parfaitement au courant des mystères humains ; l'expression directe, totalement libre, du tréfonds de son auteur : Jean-Claude Janer.
À propos du film : Superlove
de Luc Bongrand
Au-delà du sujet, la référence à la fiction de H.G. Clouzot est justifiée par le fait que la véritable force de ce documentaire, ce qui en fait un film tendu, un road movie captivant, c'est que l'auteur dépasse son sujet. L'humanitaire devient le cadre d'un film de suspense (les situations routières, l'évolution de l'amitié, entre les personnages) dans lequel « Papy », Jérôme et Amine deviennent les véritables héros ; des baroudeurs, gonflés, un peu kamikazes, avec leurs parts d'ombres, de mystères se confiant au réalisateur au fil des kilomètres.
À propos du film : Le Convoi
de Djamel Ouahab
Voilà un film ORIGINAL, DRÔLE, et PERCUTANT dans tous les sens du terme. Un film qui n'a pas peur de prendre des risques tant sur la forme que sur le fond. La mise en scène est libre. J'allais dire libre comme une Cigogne. Pas de frontière, ni de barrière. Tony Gatlif se permet d'aller jusqu'au bout de ses idées, et de lui-même.
À propos du film : Je suis né d'une cigogne
de Béatrice Champanier et Jean Jeanneret
« Poser une rondelle de citron sur ma langue… » dit l'un des personnages au début… ! Oui, ces picotements acides qui vous réveillent, c'est bien ce que l'on ressent en voyant ce film qui ne ressemble à aucun autre, devant ses soubresauts d'humanité, sa célébration des corps quasi mystique d'une puissance, d'une beauté, d'une énergie rare... Est-ce un rêve ?… Qu'importe !
À propos du film : Blush
de Marina Déak
Cela démarre comme une petite comédie réaliste du désœuvrement, des amours adolescentes et de la débrouille ; et glisse sans crier gare, par un point de bascule que l'on ne remarque pas, qui ne s'entend comme tel qu'après-coup, dans une farce cauchemardesque où tout ce désœuvrement, cette « simplicité » confortable (des cadres comme du déroulement des péripéties), cette joliesse amoureuse supposée sans passion, prennent une ampleur inattendue et d'autant plus saisissante.
À propos du film : Buena Vida (Delivery)
de Alain Raoust
Pleine lune en français, le nouveau film de Fredi Murer, cinéaste suisse et auteur entre autre, de L'âme sœur dont on se souvient. Film d'altitude, d'une incroyable grâce, sur l'inceste entre une sœur et son frère.
À propos du film : Pleine lune (Vollmond)
de Luc Bongrand
C'est sûrement un film de musicien : tendu comme une corde de violon, toujours juste mais prête à casser (seul l'archet sera brisé dans une séquence allegro furioso quasi burlesque). L'ouverture est virtuose : un professeur de violon subit la médiocrité de sa jeune élève.
À propos du film : Les Cachetonneurs
de Luc Moullet
Tourné dans la Montagne Noire, entre Carcassonne et Mazamet, Fin d'été se présente sous l'apparence d'une production régionaliste, confirmée dès le départ par des images à caractère documentaire, très impressionnantes, dès le pré-générique.
À propos du film : Fin d'été
de Serge Le Peron
Ça commence par une fin de nuit à paris, une nuit pleine de vin et de souvenirs communs qu'ils se racontent jusqu'à plus soif, jusqu'à ce que l'heure soit suffisamment avancée pour qu'il faille songer à rentrer, chacun chez soi.
À propos du film : Parfois trop d'amour
de Alain Mazars
Les Passagers de Jean-Claude Guiguet est pour moi un chant d'amour et de détresse, mais d'une détresse si insolente et pleine d'appétit de vivre qu'elle en devient joyeuse. J'aime beaucoup ce film pour son caractère déroutant, son humour singulier reposant sur un malicieux et savant détournement des clichés.
À propos du film : Les Passagers