Les yeux ouverts. Un des grands plaisirs de ce film est la certitude de comprendre quelque chose qui pour nous est un point obscur. Pourquoi un jeune homme choisit le pire : l'intégrisme ? Le pire qui le mène à la transgression absolue, le meurtre de la mère. La force du film, c'est de nous donner à voir la situation sociale en Egypte, non pas d'une manière didactique, mais à travers des personnages.
À propos du film : Les Portes fermées
de Luc Leclerc du Sablon
Fait-divers. L'histoire se passe à Toulouse. Habib (que tout le monde appelle Pipo) et son copain Amine ont piqué une voiture pour la soirée. Ils se font repérer par un gardien d'immeuble qui prévient la police. Les flics arrivent. Il fait nuit, Amine parvient à s'échapper. Le brigadier tire, Pipo est retrouvé mort au petit matin par une passante du quartier.
À propos du film : Le Bruit, l'odeur et quelques étoiles
de Anne–Marie Mieville
Affranchi, rigoureux, accueillant : ce vieux rêve qui bouge encore. Et qui bouge bien. Format 1,33, cadres straubiens mais ludiques, durée de sa propre nécessité et présentation originale et sans pathos d'un petit monde d'une usine en voie de désaffection et qui bouge encore de toutes ces vies, avec un humour bienveillant qui côtoie sans encombre une gravité certaine.
À propos du film : Ce Vieux rêve qui bouge
La réalisation trouve la bonne distance pour ne jamais rentrer dans la psychologie dégoulinante, à la sociologie démagogique sur la dureté de la vie ouvrière. Rien de tout cela dans "zéro défaut" mais l'histoire terrible de deux êtres qui se perdent, filmée avec la justesse de celui qui respecte ses personnages.
À propos du film : Zéro défaut
Marie-Claude Treilhou possède l'art et la manière d'une moraliste échappée du 17ème siècle. Ainsi, elle se plaît à dénoncer les apparences de la vertu et tout le jeu des forces qui sont censées la gouverner. Un Petit cas de conscience ironise sur une génération où les belles âmes (fortes de leur passé révolutionnaire) se pensent irréprochables, où l'humanisme de gauche ne parvient pas toujours à composer avec des acquis « bourgeois ».
À propos du film : Un Petit cas de conscience
de Serge Le Peron
Il y a les films de genre (film noir, fantastique, musical, social…), et il y a des films qui les dépassent. Werkmeister Harmonies est de ceux-là : il faudrait même dire à propos du dernier film de Bela Tarr, qu'il les surpasse.
À propos du film : Les Harmonies Werckmeister
de Luc Leclerc du Sablon
Un type à poil debout sur une terrasse, c'est comme s'il dansait, avec les mains, doucement, l'air de chercher quelque chose autour de lui, ou bien quelqu'un. De tous côtés l'horizon c'est la montagne, l'automne, les mélèzes, le silence, sinon rien, personne. On ne sait rien alors on se demande si c'est lui ? Mais qui c'est celui-là ? Mystère. C'est ainsi que commence le film : fixe, suspendu mais à quoi ?
À propos du film : La Cage
de Myriam Aziza
Avec deux caméras vidéo, Oren Nataf, filme, à l'épaule, sa dernière leçon qui tombe comme un couperet sur les apprentis comédiens euphoriques, capte la déception sur leurs jeunes visages en sueur.
À propos du film : Sibérie, la dernière nuit
Le spectateur espère une belle histoire d'amour, et il ne sera pas déçu, mais il aura grimpé le raidillon champêtre du film d'entreprise, puis descendu, à la force des cuisses, la pente raide du court-métrage, retrouvé son souffle avec la comédie musicale, et repris du poil de la bête avec le film animalier…
À propos du film : Un Homme un vrai
C'est l'histoire d'un jeune homme devenu cinéaste, qui revient dans son village au Bénin après avoir passé plusieurs années en Europe. Ce que j'ai aimé dans ce film, c'est l'authentique mouvement qui le traverse, en transformant le cinéaste et son film.
À propos du film : Si-Gueriki, la reine-mère